François Hollande © LCIFrançois Hollande ne lâchera pas le morceau. Mécontent de l'omniprésence du chef de l'Etat dans les médias, le Premier secrétaire du PS a exigé mercredi devant le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) que le temps de parole de Nicolas Sarkozy soit inclus dans celui de la majorité et du gouvernement. Le leader socialiste estime une révision de la loi nécessaire pour retrouver une répartition qui accorde à l'opposition "une capacité d'expression".
La demande de François Hollande au CSA est semble-t-il restée lettre morte, le président du CSA Michel Boyon se bornant à rappeler la position du Conseil d'Etat, pour lequel le président de la République est "un acteur institutionnel qui ne relève pas du débat partisan". Dans un communiqué publié à l'issue de la visite, le CSA souligne lui que "les temps de parole du président de la République n'ont jamais été pris en compte pour l'application des règles relatives au respect du pluralisme".
Assouplissement pour les municipales ?
Mais le Premier secrétaire du PS ne désarme pas : il demande au président de la République et au Premier ministre d'intégrer une disposition permettant de changer les règles de répartition des temps d'antenne des principaux acteurs politiques, soit dans le cadre du projet de loi constitutionnel qui va être présenté au Parlement au lendemain des municipales, soit à l'occasion de la loi sur l'audiovisuel. "Il suffirait d'une disposition législative institutionnelle, indiquant que le pluralisme doit être apprécié, y compris avec le temps d'expression du président de la République", a-t-il estimé.
Pour le député-maire de Tulle, "la responsabilité de la situation est celle du président de la République". "Soit il ne modifie pas la règle et laisse un système qui est à son seul bénéfice se perpétuer, soit il veut effectivement le pluralisme et il doit en faire la démonstration par une modification de la loi ou de la Constitution", avance-t-il. De son côté, le CSA indique que "les réactions des personnalités et candidats de l'opposition aux interventions du chef de l'Etat durant la campagne des élections municipales et cantonales pourraient ne pas être décomptées si ces interventions étaient susceptibles d'avoir une incidence significative sur le scrutin".
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