Royal et Hollande en meeting à Limoges © LCISégolène Royal a révélé dimanche sur France 2, sa souffrance d'avoir été "trompée" et son soulagement de se sentir "libérée" par sa séparation d'avec François Hollande. Il n'en fallait pas plus pour provoquer commentaires acerbes au sein du PS. Ainsi, Martine Aubry a critiqué mardi l'évocation par l'ex-candidate de sa vie privée, affirmant que "ce n'était pas (sa) conception de la politique". "Des problèmes personnels, a-t-elle affirmé au "Grand journal" de Canal +, "on en a tous". "Je pense que quand on parle de cela, on ne parle pas de pouvoir d'achat, de logement". "Quand est-ce qu'on en parle, quand on parle de ses rapports de couple, quand on parle de ses conquêtes ?", a-t-elle poursuivi. Jugeant toutefois qu'en la matière Ségolène Royal ne se situe pas au même "degré" que Nicolas Sarkozy, elle a estimé qu'il ne "fallait même pas "mettre le doigt là-dedans, parce qu'on donne une image de la politique qui (...) n'est pas la plus importante", appelant plutôt à "dire aux Français quelle société on va construire".
"Des arrières-pensées de congrès"...
Mercredi soir, Vincent Peillon, très proche de Ségolène Royal, a estimé sur i-télé que les relations personnelles entre l'ex-candidate socialiste à l'Elysée et le Premier secrétaire François Hollande "concernent aussi les Français". Il a affirmé que l'attitude de Ségolène Royal, ce n'était "pas du tout la même chose" que celle de Nicolas Sarkozy, marquées par "des déclarations multiples, des voyages".
Concernant Ségolène Royal et François Hollande, "les Français ont bien compris: il y en a une qui était candidate à la présidentielle et l'autre qui est Premier secrétaire depuis plus de dix ans. Ca concerne aussi les Français", a dit Vincent Peillon, réagissant aux critiques sur ce point de Elisabeth Guigou et Martine Aubry. Selon lui, "il devrait y avoir une règle, pour ces bonnes camarades socialistes, (...) une règle que respecte toujours Ségolène Royal : il est mieux de ne pas faire de commentaire désobligeant sur ses camarades de parti". Pour Vincent Peillon, "il n'y a pas eu de commentaire désobligeant" sur François Hollande de la part de Mme Royal et les critiques sur ce point "relèvent encore des arrière-pensées de congrès".
Retour MYTF1
Chargement en cours...




