Christine Lagarde, le 13 février 2008 sur LCI © TF1-LCIContre l'appel "une vigilance républicaine" publié le 14 février dans Marianne, le gouvernement fait front. Deux ministres ont vivement critiqué dimanche cet appel visant indirectement Nicolas Sarkozy, dénonçant sa supposée "dérive vers une forme de pouvoir purement personnel confinant à la monarchie élective".
"Ce que je trouve un peu pathétique c'est l'amalgame qui résulte de ce paquet de signataires et qui témoigne manifestement d'un besoin d'exister absolument terrible", a déclaré la ministre de l'Economie Christine Lagarde dimanche soir. Le texte avait été signé par 17 personnalités politiques de bords différents, dont notamment la socialiste Ségolène Royal, le centriste François Bayrou, le Vert Noël Mamère, plusieurs hommes politiques souverainistes, un ancien directeur de cabinet du général De Gaulle, ou encore Dominique de Villepin. La ministre de l'Economie a notamment eu des mots très durs à l'encontre de l'ancien Premier ministre, en soulignant sa "propension à publier et à paraître".
Même indignation pour Valérie Pécresse, la ministre de l'Enseignement supérieur, qui a jugé "choquant d'utiliser la République pour régler ses comptes personnels". "Nous dire que la République est en danger, franchement de qui se moque-t-on? C'est un vieux film qu'on a déjà vu cent fois, le film de ceux qui n'ont rien à proposer, qui n'ont pas de vision de la France et qui instrumentalisent la République", s'est indignée la ministre. Quant à Nadine Morano, porte-parole de l'UMP, elle a déclaré lundi que l'appel à la "vigilance républicaine" est un "boomerang" qui "fera très mal" à ses signataires.
D'après agence
Retour MYTF1
Chargement en cours...




