Le Premier ministre François Fillon, le 1e février 2008 © TF1/LCIInterrogé sur la chute de popularité de Nicolas Sarkozy, François Fillon, qui se trouvait à Astana, la nouvelle capitale kazakhe, construite au milieu de la plaine asiatique, a répondu vendredi lors de l'inauguration de la nouvelle ambassade de France : "les sondages d'opinion sont balayés par le vent de la steppe". Le Premier ministre explique cette inversion des courbes de popularité - 57% pour lui, 46% pour Nicolas Sarkozy selon le dernier baromètre Ifop- par "l'engagement" du chef de l'Etat. "Le Président de la République est très engagé. Evidemment ça ne facilite pas la tâche. Il y a des réformes difficiles à faire. C'est sans doute l'explication de ce moment. C'est un moment qui ne durera pas, j'en suis convaincu", a-t-il avancé devant la presse après une intervention devant les élèves de l'Académie de l'administration publique d'Astana, l'équivalent kazakh de l'ENA. "Les sondages de popularité, ils vont ils viennent. Le vent de la steppe les balaiera et ils repartiront aussi vite qu'ils sont venus", a-t-il répété. "Ce qui compte dans la démocratie, c'est les élections. Le reste ce sont des indications intéressantes mais tellement momentanées qu'il faut leur accorder le moins d'importance possible", a ajouté le chef du gouvernement.
"C'est quand on y accorde trop d'importance qu'en général on échoue"
François Fillon a estimé qu'il était "difficile de faire les réformes dans un pays comme la France". "Personne ne pensait que ce serait une promenade de santé. Je sais qu'il y a des hauts et des bas. Tout cela n'a pas beaucoup d'importance sauf si on y accorde trop d'importance. C'est quand on y accorde trop d'importance qu'en général on échoue". "Il n'y a aucune inversion des rôles", a-t-il commenté, interrogé sur ce voyage au Kazakhstan pendant que Nicolas Sarkozy parlait de la banlieue à Paris. "Le président de la République conduit la diplomatie de notre pays. Il m'a chargé de visiter une partie de l'Union européenne dans le cadre de la présidence française (ndlr: à partir de juillet) et de conduire, comme c'est le rôle du Premier ministre, des négociations économiques dans des pays qui sont importants pour la France", a poursuivi M. Fillon, accompagné au Kazakhstan de nombreux chefs d'entreprises. "On est complémentaires, le président décide, prend les orientations et le Premier ministre les met en oeuvre, c'est la règle de la Ve république", a-t-il dit. Le Premier ministre est arrivé dans la nuit de jeudi à vendredi au Kazakhstan pour une visite de 24 heures.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




