Clamart et Chartres, deux villes tests pour le PS

le 03 février 2008 à 06h55 , mis à jour le 02 février 2008 à 16h27

A cinq semaines des municipales, la gauche va tenter dimanche de gagner deux sièges de députés lors de législatives partielles.

TF1/LCI Des isoloirs dans un bureau de voteDes isoloirs dans un bureau de vote © TF1/LCI

Clamart et Chartres. Deux circonscriptions sur lesquelles le Parti socialiste aura les yeux rivés ce dimanche. Dans les Hauts-de-Seine, le second tour de la législative partielle donnera lieu à une bataille serrée entre le candidat UMP Jean-Pierre Schosteck, en tête au premier tour, et son adversaire PS, Philippe Kaltenbach, qui a fait un bond de sept points par rapport à juin. Pour le PS, qui n'a plus de député dans les Hauts-de-Seine depuis 1993, une victoire dans le département où Nicolas Sarkozy fut maire et président de conseil général, serait très symbolique à un peu plus d'un mois des municipales.

Le maire de Clamart Philippe Kaltenbach, 41 ans, qui a recueilli 37,41% des voix au premier tour, contre 30,11% en juin, a tout misé cette semaine sur le porte-à-porte dans les quartiers populaires de la 12e circonscription, qui regroupe les villes de Clamart, du Plessis-Robinson, de Fontenay-aux-Roses et de Châtillon, où Jean-Pierre Schosteck est maire. "Nous faisons campagne sur les promesses non tenues de Nicolas Sarkozy sur le pouvoir d'achat et pour dénoncer les magouilles de l'UMP dans les Hauts-de-Seine", affirme-t-il. De son côté, avec 44,59% des voix dimanche dernier, Jean-Pierre Schoscteck, 65 ans, estime que les "réserves de voix" sont de son côté. Mais ce sont surtout les voix du MoDem, qui a recueilli 7,2% des voix au premier tour, qui seront convoitées. Son candidat, Vincent Wehbi, n'a pas donné de consigne de vote explicite, même s'il a multiplié les critiques contre l'UMP, qu'il qualifie de "parti unique" dans les Hauts-de-Seine.

A Chartres, la candidate socialiste progresse

Du côté de la première circonscription d'Eure-et-Loir, Françoise Vallet, la candidate socialiste, possède une légère avance sur son adversaire UMP, Jean-Pierre Gorges, maire de Chartres, dont l'élection comme député a été invalidée par le Conseil constitutionnel en novembre. Au 1er tour, elle a obtenu 37,97% des suffrages exprimés, contre 36,28% à Jean-Pierre Gorges. Une situation inverse à celle de juin, due à la progression de 13 points de la candidate du PS, alors que son adversaire en a perdu plus de 4.

Le résultat serré du 1er tour ne laisse toutefois pas vraiment présager la victoire de l'un ou l'autre candidat. La clé du scrutin reposera à la fois sur la mobilisation des électeurs des deux camps et surtout sur le report des voix du candidat du MoDem, Eric Chevée, arrivé troisième dimanche dernier avec 18,5 % des suffrages exprimés. Au soir du premier tour, il avait estimé que "la remontée de la candidate socialiste était impressionnante". "Je pense que Jean-Pierre Gorges aura beaucoup de mal au second tour, car il a fait le plein de ses voix dans sa ville", avait-il pronostiqué. Entre les deux tours, Jean-Pierre Gorges a eu beau tendre la main à Eric Chevée pour les municipales, le candidat du MoDem a refusé la proposition et dénoncé "une manoeuvre visant à récupérer ses voix". Après Ségolène Royal et Jean-Marc Ayrault la semaine dernière, c'est François Hollande qui est venu soutenir jeudi Françoise Vallet, soulignant que sa victoire serait "un message fort envoyé au gouvernement, sous forme de jugement contre la politique de Nicolas Sarkozy".

(D'après agence)

le 03 février 2008 à 06:55
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