Comment le mea culpa de Sarkozy a été rajouté

le 26 février 2008 à 10h38 , mis à jour le 26 février 2008 à 14h50

"J'aurais mieux fait de ne pas lui répondre". Cette phrase "n'a pas été prononcée" lors de l'entretien accordé au Parisien, mais ajoutée par l'Elysée, explique le directeur de la rédaction.

Sarkozy Salon de l'AgricultureLe président lors de l'inauguration du Salon de l'Agriculture le 23 février 2008

Dans son édition de mardi matin, Le Parisien prévient : "Tard hier soir, l'Elysée nous a fait parvenir sa version amendée et corrigée" de l'entretien de Nicolas Sarkozy avec huit lecteurs du journal (lire notre article). Mais sans plus de précisions sur la teneur de ces corrections et sur son incidence sur le contenu. Le directeur de la rédaction du quotidien a précisé ce matin sur Canal+ que c'est justement la phrase de Nicolas Sarkozy que tout le monde retient à propos de son dérapage verbal, qui a été ajoutée après coup. La phrase : "J'aurais mieux fait de ne pas lui répondre", "n'a pas été prononcée" devant le panel, a expliqué Dominique de Montvalon. "Ils retrouvent dans le journal quelque chose que le président n'a pas dit, qu'ils n'ont pas entendu", a-t-il ajouté. Le reste des propos sur cette affaire ont cependant bien été prononcés.
 
Lundi soir, "nous étions quasiment en dehors des délais de bouclage" quand la nouvelle version est arrivée au journal, a précisé Dominique de Montvalon. La rédaction en chef à un temps envisagé de ne pas publier le texte ou de publier "en parallèle" les deux versions, sur papier et sur le site internet du journal. Il est parfois difficile de "savoir choisir entre deux solutions dont aucune n'est excellente", a-t-il fait valoir. "Entre la version finale que nous publions, qui est arrivée hier soir au-delà de 23h00, et les propos (du matin) il y a au minimum un écart", a-t-il souligné. "On ne sait pas si on doit dire (qu'il y a eu) une prise de conscience que la situation née de la vidéo appelait de la part du président une forme plus nette d'excuse ou de regret mais effectivement ce n'est pas les propos tenus", a-t-il ajouté. 
 
Interrogé mardi sur cette modification, l'Elysée a expliqué que "le texte [de l'entretien] a été amendé et corrigé comme ça se fait habituellement. On dit la même chose, l'état d'esprit est le même", a assuré Franck Louvrier, responsable de la communication. Le Parisien a annoncé qu'il publiera mercredi la version non amendée de l'entretien, qui s'est déroulé lundi matin à l'Elysée. Le directeur de la rédaction du journal a par ailleurs  précisé que le rendez-vous à l'Elysée avait été pris la semaine dernière, soit avant la visite au Salon de l'agriculture, où Nicolas Sarkozy a insulté un visiteur qui refusait de lui serrer la main, lui disant "Casse-toi alors ! Pauvre con !".
 
D'après agence

le 26 février 2008 à 10:38
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Politique
  

30 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Coret Henriette, le 26/02/2008 à 11h48

    Nicolas est un être humain,il a réagi spontanément à une insulte(ne me touche pas )que venait il donc faire là si près du Président ? .Sarkosy a eu affaire à un provocateur qui ne cherchait que l'incident Tous les anti Sarko sont heureux :ils ont eu leur SUCETTE

  • Henri, le 26/02/2008 à 11h47

    Le parisien dit que la phrase d'excuse n'a pas été prononcée par le président , le lecteur du parisien présent à l'Elysée dit clairement qu'il a prononcé cette phrase. cherchez l'embrouille !!!Encore l'envie de vendre du papier.

  • Seb, le 26/02/2008 à 11h45

    Encore une fois il regrette ce qu'il dit !! ben il n'a qu'à réfléchir avant de parler !!!

  • Marie, le 26/02/2008 à 11h44

    Où Nicolas Sarkozy a insulté un visiteur qui refusait de lui serrer la main, lui disant "Casse-toi alors ! Pauvre con !". il faut terminer la phrase vous ne trouvez pas ??? "casse-toi alors ! pauvre con !" ......alors que celui-ci lui avait dit "touche-moi pas...tu me salis" voilà il faut tout dire ou tout au moins tout écrire.

  • LAMBDA, le 26/02/2008 à 11h44

    Trés bien M. Sarkozy nous avons besoin d'un president qui réagit comme un homme. il n'y a que Jesus qui tend l'autre joue.

  • Vanessa, le 26/02/2008 à 11h43

    Vu l harcellement que subit le president,rien d etonnant qu il craque devant l insolence d un individu qui se permet de juger sans pour autant faire mieux,on se penche sur l insolence des enfants aux prof,donnant l exemple, c est quand meme le president de la republique,je pense qu il merite un minimum de respect,alors laissons le faire son travail, plutot que de passer son temps a le critiquer

  • Marc, le 26/02/2008 à 11h43

    Depuis toujours les politiques (et les gros industriels) nous ont pris pour des imbéciles mais toujours en faisant attention à ce qu'on ne s'en rendre pas (trop) compte. Mais depuis quelques années ils ne s?en cachent plus du tout !

  • Mysty, le 26/02/2008 à 11h43

    Manipulation, manipulation, quand tu nous tiens. C'est quoi la prochaine manoeuvre ?

  • CAVAZZUTI Gian Carlo, le 26/02/2008 à 11h43

    MOI, A LA PLACE DU PRESIDENT DE LA RZPUBLIQUE, JE LUI AURAI MIS MON POING SUR LA GUEULE CAR, A MON AVIS, LA PROVOCATION ETAIT ORGANISEE.

  • Fabrice, le 26/02/2008 à 11h42

    Raz le bol de ces histoires, o s'en fou de ça, parlez nous de choses sérieuses de l'économie et autres vrais problèmes; arrêtez ces histoires stériles on s'en fou !

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience