
Dimanche, Jean-Louis Debré, commentant le mariage du chef de l'Etat, a estimé qu' « à partir du moment où vous avez reçu une mission du peuple, quelle que soit cette mission, il y a une certaine tenue à avoir ». Il a également critiqué l'exposition médiatique des conseillers de l'Elysée. Ces propos n'ont pas manqué de susciter des réactions à droite, au sein de l'UMP comme à l'Elysée. La porte-parole de l'UMP, Nadine Morano a estimé que Jean-Louis Debré était sorti« très concrètement» de son devoir de réserve, ajoutant qu'il devait « prendre la mesure de sa fonction ». Des critiques qui rejoignent celles des anciens Premiers ministres Jean-Pierre Raffarin et d'Edouard Balladur.
Des «leçons de retenue»
Jean-Pierre Raffarin, vice-président de l'UMP, a ainsi déclaré sur Canal+ que Jean-Louis Debré avait « raison de penser que la fonction présidentielle ne devait pas être désacralisée mais qu'il devrait respecter un certain devoir de réserve dû à sa fonction ». Même son de cloche pour Edouard Balladur qui a ironiquement commenté sur France 2 : « j'ignorais que M. Debré était qualifié pour donner des leçons de retenue surtout lorsque je vois la façon dont il s'exprime, alors que la Constitution impose au président du Conseil constitutionnel une totale réserve ».
Bernard Accoyer, président de l'Assemblée nationale, estime pour sa part que « ce n'est pas au président du Conseil constitutionnel de donner des injonctions ni à l'exécutif ni au législatif ». Un rôle du Conseil Constitutionnel queClaude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, a tenu lui aussi à souligner, le Conseil constitutionnel « a à se saisir et à juger de la constitutionnalité des textes, c'est déjà considérable, il jouit d'une indépendance absolue, il n'y a pas d'appel possible à ses décisions. Ca justifie une position en retrait des évènements quotidiens de la vie politique et des attitudes des uns et des autres ».
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