Jean-Claude Gaudin sur France 2 © TF1/LCIMarseille (Bouches-du-Rhône)
L'écart se resserre entre Gaudin et Guérini
A quatre semaines du premier tour des municipales, les partisans du socialiste Jean-Noël Guérini ont de quoi se réjouir : le candidat PS rattrape son retard sur le maire (UMP) sortant Jean-Claude Gaudin dans les sondages. De 10 points en novembre, l'écart n'est plus que de 4 points avec 48% des intentions de vote pour le socialiste contre 52% pour Gaudin, selon un sondage paru aujourd'hui. Dans la bataille serrée que se mènent les deux candidats, les voix de l'extrême-droite et du MoDem pourraient attirer les convoitises. Les listes FN et MNR sont créditées de 10% et celle du MoDem de 5%. L'enquête ne prend toutefois pas en compte la division de la ville en huit secteurs, ce qui peut changer la donne. En 1983, Jean-Claude Gaudin, majoritaire en voix contre le socialiste Gaston Defferre, avait perdu l'élection en se retrouvant minoritaire en sièges au conseil municipal, du fait du mécanisme particulier qui s'applique à Paris, Lyon et Marseille. (Sondage TNS-Sofres Logica réalisé pour La Provence, effectué du 31 janvier au 2 février 2008 par téléphone auprès d'un échantillon de 700 Marseillais âgés de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas).
Toulouse (Haute-Garonne)
La gauche emporterait la ville
Le socialiste Pierre Cohen recueillerait 52% des intentions de vote aux municipales, contre 48% pour le maire sortant Jean-Luc Moudenc, selon un sondage TNS Sofres-Logica publié dans Le Figaro. En revanche au 1er tour, Jean-Luc Moudenc, centriste apparenté UMP, est crédité de 41% des intentions de vote contre 37% pour Pierre Cohen, à la tête d'une liste PS-PCF-Verts-PRG. La liste du Modem, conduite par Jean-Luc Forget, obtiendrait 8%, celle des Alternatifs, menée par François Simon 6%. La liste LCR-Les Motivés est créditée de 4% et celles de LO et du FN de 2% des intentions de vote chacune. Un précédent sondage, réalisé par BVA du 21 au 23 janvier, plaçait Pierre Cohen et Jean-Luc Moudenc à égalité au second tour, avec 50% des intentions de vote chacun. Quatrième ville de France, Toulouse est contrôlée depuis 36 ans par la droite, dans un département où le PS détient l'ensemble des huit sièges de députés. (Sondage réalisé par téléphone du 31 janvier au 2 février auprès d'un échantillon de 600 personnes représentatif de la population de Toulouse âgée de 18 ans et plus, inscrites sur les listes électorales -méthode des quotas).
Lyon (Rhône)
Le MoDem désigne une nouvelle tête de liste
Eric Lafond, 35 ans, représentant local de Cap 21, a été investi mardi pour mener la liste centriste aux élections municipales de Lyon. Il remplace Christophe Geourjon qui s'est rallié au candidat UMP Dominique Perben avec quatre de ses co-listiers. Ces ralliements, ajoutés à la démission du président de la fédération MoDem du Rhône, Michel Mercier (par ailleurs trésorier du parti et président du groupe des sénateurs centristes), ont marqué l'éclatement du MoDem dans cet ancien bastion centriste. D'autres militants, notamment le vice-président MoDem de la communauté urbaine du Grand Lyon, Gilles Vesco, avaient appelé François Bayrou à soutenir « dès le premier tour » le maire sortant socialiste Gérard Collomb. Michel Mercier aurait préféré qu'il n'y ait pas d'investiture. Cap 21 est le parti écologiste de Corinne Lepage et fait partie du MoDem.
Orly (Val de Marne)
François Hollande chahuté
Mardi soir, François Hollande venu soutenir pour les municipales Razzy Hammadi, symbole de la diversité et du rajeunissement voulu par le PS, a été chahuté à sa sortie par des jeunes se réclamant de Rachid Nekkaz, également candidat à Orly. A l'extérieur de la brasserie où le Premier secrétaire du PS tenait sa réunion s'étaient rassemblés des militants exclus du PS en raison de leur soutien à la liste du maire sortant (DVG) Gaston Viens, 83 ans, ainsi que des jeunes se réclamant de Rachid Nekkaz, ancien prétendant à la candidature pour la présidentielle. Portant des affiches proclamant « Rachid Nekkaz, notre nouveau maire », ces jeunes ont à plusieurs reprises scandé son nom pendant la réunion ou hué les participants. A la sortie de François Hollande, ces jeunes, « payés par Rachid Nekkaz » selon Razzy Hammadi, ont poursuivi le Premier secrétaire du PS jusqu'à sa voiture qui a démarré à toute allure, portière encore ouverte. De leur côté, les militants exclus du PS brandissaient des pancartes disant « Hollande, rends-nous la démocratie».
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