Elysée : Debré réclame de la "tenue", Guéant réplique

le 03 février 2008 à 20h41 , mis à jour le 03 février 2008 à 20h53

Le président du Conseil constitutionnel a estimé dimanche qu'"il y a une certaine tenue à avoir" lorsque l'on est président de la République.

guéant debréLe secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant et le président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré © TF1/LCI

Le ton monte entre le président du Conseil constitutionnel et le secrétaire général de l'Elysée. Le premier coup a été tiré dimanche en début d'après-midi par Jean-Louis Debré. Invité de Radio J (voir notre vidéo), le président du Conseil constitutionnel a évoqué la vie privée de Nicolas Sarkozy, jugeant qu'"à partir du moment où vous avez reçu une mission du peuple, quelle que soit cette mission, il y a une certaine tenue à avoir". "L'autorité de l'Etat et la légitimité conférée par le peuple supposent une certaine retenue et une certaine dignité dans la fonction", a-t-il ajouté, précisant toutefois qu'il ne "donnait de conseil à personne".

Selon lui, "il faut faire attention à ne pas désacraliser les fonctions officielles, quelles qu'elles soient, quel que soit le titulaire". "Il faut éviter toute dérive. Nos institutions confèrent un certain statut. Il ne faut pas abandonner ce statut", a estimé ce proche de l'ancien président Jacques Chirac. Plus particulièrement au sujet du mariage de Nicolas Sarkozy et de Carla Bruni, Jean-Louis Debré a toutefois assuré qu'il ne portait pas de jugement, souhaitant "beaucoup de bonheur" au couple.

Mais Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, s'est dit "surpris de cette déclaration". Invité du Grand Rendez-vous Europe1/TV5Monde/Le Parisien (voir notre vidéo), il a en effet estimé que "le Conseil constitutionnel a pour mission de vérifier la conformité des lois". "Je ne savais pas qu'il était chargé d'être l'arbitre des comportements dans ce pays", a-t-il ironisé. Selon lui, les prédécesseurs de Jean-Louis Debré "ne se laissaient pas aller à des déclarations de ce genre, le président du Conseil constitutionnel doit être à l'abri de tout soupçon de partialité", a-t-il ajouté, jugeant que Jean-Louis Debré "n'avait pas à dire ce qu'il a dit". 

(D'après agence)

le 03 février 2008 à 20:41
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10 Commentaires

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  • FROMENT, le 04/02/2008 à 19h52

    Le Président Sarkozy a une vie privée qu'il faut respecter. Mr Debré dépasse se prérogatives et devrait s'occuper de son C..! Le conseil constitutionnel lui a monté a la tête.

  • Christian, le 04/02/2008 à 19h46

    Vous avez bien raison Monsieur Debré,le comportement de notre président est inqualifiable face à ce qu'il représente. Votre critique est plus que justifièe.

  • Giraud-Martin, le 04/02/2008 à 17h03

    Bravo à Jean-Louis Debré d'avoir la franchise de dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas ,n'en déplaise à Monsieur Guéant !

  • Arthus, le 04/02/2008 à 15h53

    L'attitude de Debré est inqualifiable ! Il manque à tout devoir de réserve. Il devrait être viré de ses appartements de "fonction" et être sanctionné pour son manque de tenue... Beau donneur de leçon !!!

  • Jg51, le 04/02/2008 à 15h50

    Surprenant un "président du conseil constitutionnel"qui ,très people,se permet de juger autrui.Nommé par hazard ?

  • JEANNE, le 04/02/2008 à 15h40

    Monsieur Debré me déçoit énormément. Il parle de ne pas désacraliser les fonctions, alors qu'il désacralise,de ce fait, la sienne. Si je comprends bien, il préfère la sournoiserie, le faire croire, comme Mitterand et Chirac avec leurs vies doubles. Pour un chiraquien, il aurait mieux fait de se taire. Il n'a plus mon estime puisqu'il fait partie des meneurs de cabale, contre l'intérêt des français..Vous vous rendez compte qu'il s'agit d'un adulte qui réclame de la tenue concernant un autre adulte. On peut lui renvoyer la pareille.

  • CB, le 04/02/2008 à 15h20

    Jean-Louis Debré est le symbole de la Chiraquie et de ses magouilles ! Quel crédit apporter à cet individu qui, ironie de l'Histoire, occupe le poste éminent de Président du Conseil constitutionnel. Debré est l'homme du passé et du passif, Sarkozy est celui du futur, le choc et les désaccords sont ainsi inévitables !

  • Denis le febvre, le 04/02/2008 à 13h53

    Bonjour, Monsieur Guéant, l'arbitre des comportements sera l'électeur, du reste, à Chartres cela a déjà commencé , alors avec les Municipales !!! (le rapport Attali n'y est pour rien, monsieur Raffarin, Nicolas Sarkozy est et sera le seul responsable du "gadin")

  • Pat, le 04/02/2008 à 12h43

    Bravi Debré: cest l'un des rares veritables gaullistes restant!

  • CLARA MORGANE, le 04/02/2008 à 12h32

    Si JEAN LOUIS DEBRE n'a pas a juger les comportements, les sondages montrent qu'il n'est pas dans le faux! Merci de me publier!!!!

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