Fillon : des réformes, vite !

le 15 février 2008 à 08h40 , mis à jour le 15 février 2008 à 11h04

Le Premier ministre insiste dans un entretien à paraître samedi sur l'urgence de réformer pour profiter d'une éventuelle reprise économique.

francois fillonLe Premier ministre François Fillon, le 29 novembre 2007 © www.abacapress.com

 

Fillon: "le syndrôme de la tortue"

Situation économique, réformes, popularité du président, élections municipales...François Fillon décrypte l'actualité dans un entretien à paraître samedi dans Le Figaro Magazine. Sur les réformes économiques, le Premier ministre affiche sa fermeté. "Plus la crise internationale est sérieuse, plus la France doit se dépêcher d'accomplir les réformes qui vont lui permettre de profiter du moindre vent porteur", affirme le Premier ministre au Figaro-Magazine. Interrogé sur ses prévisions de croissance pour 2008, François Fillon "ne croit pas que nous serons très en dessous" de la fourchette de 2 à 2,25% annoncée en janvier par le gouvernement, tout en admettant que "personne n'est aujourd'hui en mesure de prévoir le ralentissement de l'économie américaine".

Selon lui, les allègements fiscaux adoptés dès l'été 2007 "correspondent exactement à ce dont avait besoin une économie soumise à un risque dû à une crise internationale". Ils vont "booster dans un contexte difficile la croissance française", dit-il. "C'est la raison pour laquelle je pense que la croissance de 2008 sera proche de 2%". L'objectif de l'exécutif est d'atteindre une croissance annuelle de 3% au moins.

"Il faut réformer"

A trois semaines du premier tour des municipales, François Fillon rappelle aussi que  les municipales "auront des conséquences politiques...locales". "Il n'est pas question pour nous de mélanger les élections locales et les échéances nationales", assure-t-il dans cet entretien, tout en faisant valoir qu'il "est plus facile d'expliquer les réformes (...) avec l'appui des élus de la majorité présidentielle".

La majorité, dit-il, "a besoin d'un cap. Je maintiendrai ce cap. Je suis élu depuis 1981, j'ai siégé dans plusieurs gouvernements, j'ai appris à relativiser et les hausses et les baisses des sondages". "La vraie popularité, elle se gagnera par les résultats. Et, pour obtenir des résultats, il faut réformer", plaide-t-il. "Au moment de la pesée des âmes, c'est-à-dire à la fin du quinquennat, ce qui comptera, ce sont les réformes qui auront été faites".
 
"Attaques personnelles et scandaleuses"
 
François Fillon affirme qu'avec le chef de l'Etat, il "forme une équipe, complètement solidaire, qui respecte les logiques de la Ve" République. "Ma loyauté au Président est totale. Je n'ai qu'un objectif : le servir", insiste-t-il. "Le moment venu, les Français lui sauront gré du redressement engagé". Le Premier ministre refuse de se prononcer sur la possibilité d'un remaniement après les municipales. "C'est de la responsabilité du président de la République. Ça n'a pas d'incidence sur la continuité des réformes", affirme-t-il se disant simplement "très attaché au maintien de la règle des 15 ministres".
 
Il défend l'ouverture à gauche du gouvernement face à une majorité qui l'accepte difficilement, expliquant que si celle-ci "veut vraiment mettre en oeuvre le programme du président, il faut continuer à chercher des ouvertures nouvelles".

Affaire du SMS
  
S'agissant de la vie privée du chef de l'Etat, il critique des "attaques personnelles et scandaleuses qui ont dépassé toutes les limites". "Le président a droit au respect de sa personne et de sa fonction. Et j'appelle chacun à s'en souvenir avant d'écrire n'importe quoi, y compris sur internet", ajoute-t-il dans une allusion à un SMS attribué à Nicolas Sarkozy et publié par Le Nouvel observateur.

Fillon juge que Jacques Attali a été "maladroit"

Jacques Attali a été "maladroit" après la présentation de son rapport sur la croissance, juge le Premier ministre François Fillon dans un entretien au Figaro-Magazine qui sera publié samedi. "C'était maladroit. C'est le moins qu'on puisse dire", répond-il à une question sur l'appellation de "République des imbéciles" utilisée contre des députés UMP par l'ancien conseiller du président François Mitterrand. Concernant la proposition de mettre sous conditions de ressources des allocations, "c'est exactement la même chose", poursuit-il. "Nous nous sommes engagés, dans la campagne, à ne pas le faire", explique  le chef du gouvernement: "On ne va pas se déjuger et trahir la confiance des Français sous prétexte qu'un rapport nous le propose".

(D'après agence)

le 15 février 2008 à 08:40
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24 Commentaires

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  • Paul, le 19/02/2008 à 19h01

    Ceux qui soutiennent Fillon vont déchanter très vite à la fin de cet été car il est pire que son maître qui lui va se carboniser tout seul !

  • Ange, le 19/02/2008 à 17h19

    Chaniol a raison et je suis à 100 % d'accord avec lui , je suis à la retraite après avoir travaillé 43 ans dans le privé, et aucun avantage , sinon que mon pouvoir d'achat diminue de jour en jour comme la quote du président

  • Egnalos, le 19/02/2008 à 17h16

    Le jour ou je verrais une famille entière qui bénéficie depuis l'instauration du RMI, et qui refuse tous travail, là je dirais bravo SARKO il y a des réformes, mais tant que je verrais ces gens profités du système et en plus nargue les travailleurs, car avec tous les avantages, ils en plus à la fin du mois qu'un ouvrier qui touche le smig.

  • TROVA JA CQUES, le 16/02/2008 à 18h24

    Fillon a parfaitement raison.et pour une fois qu'un président fait des réformes laissons le travailler. sa vie privee ne regarde que lui.

  • Riquelme, le 15/02/2008 à 21h36

    Des réformes oui mais pas pour arranger uniquement vos amis les patrons, et l'ouvrier il a le droit de crever, je m'excuse de m'exprimer ainsi, mais c'est la vérité.merci

  • Avila, le 15/02/2008 à 17h17

    Les français veulent des réformes mais le jour ou on plante un pommier on ramasse pas les pommes le lendemain l'opposition et bayrou sont ignobles ils pensent à eux pas aux français

  • Chaniol, le 15/02/2008 à 15h13

    Abolition des priviléges/nuit du 4 aôut 1889 J'avais espéré que cette date serait marqué par de fortes réformes,mais j'ai été très déçu,les privilèges des SNCF EDF GDF etc subsistent, seuls les petits salariés du privé continuent à bosser!SCANDALEUX Christian:retraité du privé/22 ans à latête d'une PME/Créateur d'emploi Ce n'est pas à des ex types de gauche qu'il faut demander comment réformer tous les gens de bons sens le savent! Trés en colère !

  • Chaniol, le 15/02/2008 à 15h04

    Bien sûr il faut accentuer les réformes entamées et non achevées comme la fin définitive de tous les régimes spéciaux!Pour la terminer cette réforme il faut modifier le calcul des retraites:10 dix meilleures années pour tous public ou privé!Vous le savez Mr Fillon alors faites le! M alheureusement c'est encore la CGT qui fout la merde!(réforme des taxis par un ex de gauche) E t demain qui ce sera? CHRISTIAN/retraité /ex chef entreprise PME= 22 ans de galére

  • PATRICK, le 15/02/2008 à 14h32

    Fillon est un prédateur plus dangeureux que le loup et l'ours, les réformes mises en places sont une pollution

  • PATRICK, le 15/02/2008 à 14h14

    Fillon est un prédateur, qui se nouurit du fric des travaileurs!!!!!!!!!

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