Le journaliste du Nouvel Obs entendu par la police

le 21 février 2008 à 19h34 , mis à jour le 21 février 2008 à 20h25

Airy Routier a dit jeudi à la police avoir écrit son article, à la suite duquel le président a porté plainte, sur la foi d'informations "verbales fiables".

Sarkozy PérigueuxSarkozy à Périgueux le 15 février 2008 © TF1

Le journaliste du Nouvel Observateur, Airy Routier, a été entendu jeudi après-midi, durant plus d'une heure, par la police judiciaire après la plainte déposée par Nicolas Sarkozy contre le site nouvelobs.com, selon une source proche du dossier, confirmant une information du site du Figaro. Le journaliste a été entendu en tant que témoin, selon le Nouvel Obs.
 
Interrogé par la presse, le journaliste a expliqué avoir été interrogé par un policier sur l'origine de son information et sa manière de travailler. Il a précisé avoir déclaré qu'il avait écrit son article sur la foi d'informations "verbales fiables", reconnaissant ainsi qu'il n'avait pas eu entre les mains le SMS controversé. Il estime qu'en conséquence, la plainte pour "faux" déposée par Nicolas Sarkozy ne le concerne pas. Au policier qui lui demandait s'il y avait vérifié l'information auprès de Nicolas Sarkozy, Airy Routier dit avoir répondu qu'il avait travaillé comme un journaliste sur la base de sources fiables, crédibles et sérieuses et qu'il maintenait son information.

Me Herzog devra "prouver qu'il y a un faux"

Le 7 février, l'avocat du président, Me Thierry Herzog, avait déposée une plainte au pénal pour "faux, usage de faux et recel", suite à la parution d'un article sous le titre "L'obsession de Cécilia", dans lequel le journaliste faisait état, à huit jours de son mariage avec Carla Bruni, d'un texto d'ordre sentimental envoyé par le président à son ex-femme, Cécilia.

Concernant cette plainte, Airy Routier estime qu'"il reviendra (à l'avocat du président) de prouver qu'il y a un faux, que je l'ai vu, que je savais que c'était un faux et que ce faux avait des conséquences juridiques". "Il faudra que M. Herzog revienne à la raison et sorte de l'impasse dans laquelle il a mis le président de la République de manière un peu stupide", a ajouté le rédacteur en chef du Nouvel Observateur.

L'enquête a été confiée à deux services de la police judiciaire parisienne, la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) et la Brigade d'enquête sur les fraudes aux technologies de l'information (Befti).
 

(D'après agence)
 

le 21 février 2008 à 19:34
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