La gauche attaque, la droite fait bloc

le 25 février 2008 à 10h23 , mis à jour le 25 février 2008 à 13h31

Alors que Xavier Bertrand estime "qu'on a pas le droit d'humilier le président", Laurent Fabius juge "lamentable" le dérapage verbal de Sarkozy.

Sarkozy salon AgricultureNicolas Sarkozy au Salon de l'Agriculture, le 23 février 2008 © TF1-LCI

 LCI picto cliquez regardez
> Le dérapage verbal de Nicolas Sarkozy
 

> Les réactions de Hollande, Raffarin et Le Pen

L'empoignade verbale entre Nicolas Sarkozy et un visiteur qui refusait de lui serrer la main au Salon de l'Agriculture samedi fait encore réagir lundi, dans les rangs de la majorité comme dans l'opposition. Ségolène Royal estime que Nicolas Sarkozy doit être capabale de "garder sa sérénité et son sang-froid" et qu'il ne donne pas une "bonne image de la fonction présidentielle" en se comportant de la sorte. "Il faut garder la convivialité. La violence des propos entraîne la violence des comportements", a-t-elle réagi. "Ca arrive quelques fois des citoyens qui ne veulent pas vous serrer la  main, c'est tout. Je dis : c'est votre droit", a poursuivi la responsable  socialiste. Laurent Fabius a eu des mots plus durs sur RTL envers Nicolas Sarkozy, jugeant son attitude "lamentable". l'ex-Premier ministre aurait souhaité à la tête de l'Etat "une compétence tranquille plutôt qu'une immaturité agitée".

La majorité elle, fait front pour défendre le chef de l'Etat. Xavier Bertrand met en cause l'attitude du visiteur impliqué dans l'échange de mots doux. "On n'a pas le droit d'humilier le président de la République. Que ce monsieur refuse de lui serrer la main, c'est vexant, mais les propos  qu'il a tenus c'est blessant", a-t-il réagi. Le président "ne se laisse pas insulter", a estimé le ministre qui trouve "insensé" qu'on ne retienne que "cinq secondes de cette visite", alors que Nicolas Sarkozy a prononcé selon lui "un discours fondateur pour l'agriculture".

"Ah non, touche-moi pas". "Casse-toi, alors"

Pour la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse, l'insulte lancée par Nicolas Sarkozy est un simple "geste d'agacement". "Les hommes politiques sont des hommes comme les autres, ils ont une sensibilité", a-t-elle ajouté. Sur LCI, Jean-François Copé trouve que l'affaire a pris une "une ampleur anormale"  et qu'il serait nécessaire de "la remettre à ses justes proportions". Dimanche, Brice Hortefeux avait estimé que "les hommes politiques ne sont pas des carpettes sur lesquelles on doit s'essuyer les pieds". Jean-Pierre Raffarin avait de son côté réfusé de commenter un "dialogue privé, d'homme à homme, assez direct, assez viril, un dialogue volé".

La vidéo de l'accrochage, diffusée dimanche soir sur le site leparisien.fr, montre le chef de l'Etat prenant un bain de foule et serrant des mains, quand un visiteur lui lance : "Ah non, touche-moi pas". "Casse-toi, alors", répond Nicolas Sarkozy. "Tu me salis", enchaîne le badaud. "Casse-toi alors, pauvre con", réplique le président. Lundi, l'Elysée se refuse toujours à tout commentaire.

La vidéo de l'incident ci-dessous :

 

le 25 février 2008 à 10:23
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Politique
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience