Le président du MoDem François Bayrou, invité du Grand Jury le 3 février 2008 © TF1/LCILe MoDem n'a pas l'intention d'abandonner la course à la mairie lyonnaise. Le dirigeant du parti centriste, François Bayrou, l'a affirmé hier au grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, « il y a à Lyon des jeunes qui m'ont fait passer le message depuis plusieurs jours qu'ils n'avaient pas envie d'accepter ça, qu'ils se retrouveront et ont bien l'intention de présenter une liste aux Lyonnais ».
Le MoDem se retrouve sans têtes de liste à Lyon, après le ralliement surprise de son chef de file Christophe Geourjon et de quatre de ses co-listiers au candidat UMP Dominique Perben. François Bayrou, fidèle à sa stratégie d'indépendance dans les trois plus grandes villes françaises, a annoncé une délibération sur le sujet dès mardi. « Je ne pense pas que la place du Mouvement Démocrate à Lyon soit d'avoir négocié trois sièges sur la liste de Dominique Perben» a-t-il précisé.
Divisions internes
Dans la capitale du Rhône, le parti centriste souffre de divisions internes qui l'ont amené au bord de la rupture. Samedi, Michel Mercier, président départemental du mouvement, démissionnait. Un conflit qui est lié à un désaccord quant au candidat à rallier : le maire PS sortant Gérard Collomb ou l'ancien ministre UMP Dominique Perben ?
Au sein du parti, il y a ceux qui comme Christophe Geourjon estiment qu' « il y a une convergence importante sur le projet (de M. Perben), sur la méthode de travail et de gouvernance qui nous donne plus d'autonomie sur les mairies d'arrondissement ». Un engouement réciproque à en croire Dominique Perben qui s'est dit très heureux de ce ralliement. « Nous avons vraiment des points de vue très communs qui font qu'on a envie de travailler ensemble » a-t-il ajouté.
D'autres centristes, qui penchent plus pour Gérard Collomb comme Gilles Vesco, vice-président de la communauté urbaine du Grand Lyon, estiment à l'opposé que « cette alliance est pour nous contraire aux idées et aux valeurs défendues par le MoDem ».
Pour le Nouveau Centre, parti fondé dans la foulée de la présidentielle par d'ex-UDF ralliés à Nicolas Sarkozy, ces dissensions prouvent que « la stratégie de partout et de nulle part de François Bayrou vient à l'évidence de montrer ses limites ».
L'installation du MoDem à Lyon paraissait pourtant prometteuse après le score réalisé par François Bayrou à l'élection présidentielle (22,09 %), supérieur à celui obtenu au niveau national (18,57%).Le favori des sondages reste le socialiste Gérard Collomb, qui ne se sent pas menacé par ce ralliement.
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