David Martinon annonçant son retrait de la campagne des municipales à Neuilly (11 février 2008) © TF1/LCI| > Les explications de David Martinon |
Après un week-end de tempête, David Martinon a annoncé à 11h15 depuis Neuilly son retrait de la campagne municipale. Dans la foulée, il a indiqué avoir présenté sa démission du poste de porte-parole de l'Elysée à Nicolas Sarkozy, qui l'a refusée. "Je tiens à remercier tous ceux, et ils sont nombreux, qui se sont investis dans cette campagne comme moi, c'est-à-dire sans compter", a-t-il lancé devant un petit groupe de partisans. Avant de lancer sous une légère salve d'applaudissements un "je ne vous oublierai jamais", suivi d'un "à bientôt".
Fin de l'épisode. Le prochain aura lieu ce soir avec la réunion annoncée par le secrétaire général de l'UMP, Patrick Devedjian. Une réunion qui devrait entériner le changement de tête pour la liste UMP à Neuilly. Jean Sarkozy, Arnaud Teullé et Marie-Cécile Ménard ont déjà annoncé, dans une lettre aux habitants de Neuilly-sur-Seine, qu'une "liste composée de Neuilléennes et de Neuilléens" sera présentée "dans les tout prochains jours". "Depuis plusieurs semaines, vous avez été de plus en plus nombreux à avoir la franchise de nous faire part de vos inquiétudes", écrit le trio qui a débarqué dimanche David Martinon. "Guidés par le sens de nos responsabilités à votre égard, nous avons considéré, en notre âme et conscience, que nous devions vous proposer un large rassemblement, ouvert à toutes les sensibilités".
Une nouvelle liste avec Jean Sarkozy
Après avoir tenté de soutenir Martinon envers et contre tout, Nicolas Sarkozy semble désormais surtout vouloir sauver les meubles dans la mairie de Neuilly, son fief, où un échec électoral serait interprété comme une défaite personnelle. Or Martinon, crédité d'une avance plus que confortable de 20 points en début de campagne sur son principal challenger, le divers-droite Jean-Christophe Fromentin, avait vu son avantage fondre au fil de la course. C'est d'ailleurs un entrefilet du Figaro, commentant un "sondage confidentiel" réalisé dans la semaine et prévoyant sa défaite, qui a servi de déclencheur à la crise.
Mais la crise couvait depuis longtemps. Martinon ou l'erreur de casting : celui qui fut protégé de l'ex-Première dame, Cécilia Sarkozy, n'a jamais réussi à convaincre dans la commune la plus riche de France. Traité de "parachuté", brocardé par des habitants qui moquaient ce candidat se repérant au GPS, au volant de son grand 4x4, dans la municipalité qu'il tentait de conquérir, il avait même eu droit à l'automne à une manifestation à l'UMP aux cris de "Martinon non non". Devant cette crise montante, Jean Sarkozy avait été envoyé à la rescousse de sa campagne faiblissante, il y a quelques semaines. Avant de le lâcher ce week-end.
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