Bertrand Delanoë © LCI| > Bertrand Delanoë sur LCI |
Les premières réactions au cours du week-end étaient plutôt dures, mais aussi plutôt rares. François Bayrou s'était fendu d'une violente charge contre les "grâces et disgrâces" de la "monarchie" Sarkozy. Ce lundi, le psychodrame de Neuilly fait les gros titres de la presse et les réactions sont plus fournies. Bertrand Delanoë et François Bayrou ont ainsi sévèrement commenté lundi matin les mésaventures du porte-parole de l'Elysée, David Martinon, dans sa course aux municipales en plein fief de Nicolas Sarkozy.
"Ce n'est pas la France, mais c'est révélateur d'une culture politique, d'une manière de faire de la politique qui me heurte, qui me choque, qui ne correspond pas du tout à mes propres engagements", a déclaré sur LCI le maire socialiste de Paris. "J'ajoute qu'(au-delà des personnes), Neuilly est une ville qui préfère payer des amendes plutôt que de faire un peu de logement social et le vrai sujet de la campagne à Neuilly n'est pas évoqué", a-t-il ajouté.
"Dans les cercles de pouvoir, qui est le favori, la favorite ?"
Interrogé sur France Inter en direct de Pau, où il est candidat aux élections municipales, François Bayrou a évoqué pour sa part un phénomène de cour. "Vu de Pau, on est un peu abasourdi devant ces rebondissements quotidiens inattendus d'une espèce de feuilleton dont le vrai sujet est la cour : qu'est-ce qui se passe à la cour ?", a déclaré le président du Mouvement démocrate. "Dans les cercles de pouvoir, qui est le favori, la favorite, qui est disgracié, qui va être promu, qui va être jeté ?", a-t-il ajouté. "Ceci est profondément malsain".
Pour François Bayrou, ce qui se passe à Neuilly "traduit un climat interne d'affrontement". Selon l'ancien candidat centriste à l'élection présidentielle, "tout ça c'est la présidence de la Republique, c'est l'Elysée, c'est les plus proches du président de la République et ceux qui jouent un rôle très important dans l'équipe élyséenne".
Langue de bois en revanche du côté du secrétaire général de l'UMP, Patrick Devedjian, qui a confirmé lundi matin qu'une réunion aurait bien lieu le soir même au siège de l'UMP à Neuilly pour tenter de démêler la crise. "Je crois qu'il y avait notamment des désaccords sur la manière de mener campagne, sur la stratégie même de la campagne", a-t-il analysé sur le plateau d'i-Télé. A la question de savoir si Jean Sarkozy ferait, le cas échéant, un bon maire de Neuilly, Patrick Devedjian a répondu : "Il a beaucoup de talent, il a sans doute hérité des qualités politiques de son père, il est très sympathique, il se débrouille très bien... Il a 22 ans". Nicolas Sarkozy avait 28 ans lorsqu'il est devenu maire de Neuilly pour la première fois, en 1983.
D'après agence
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