François Bayrou, le 26 novembre 2007, à Marseille © TF1-LCIPAU (Pyrénées Atlantiques)
Bayrou l'emporterait de justesse
Le président du MoDem l'emporterait d'une courte tête au second tour des municipales à Pau où une triangulaire l'opposerait à la candidate du PS et au maire sortant ex-PS soutenu par l'UMP, selon un sondage Ifop-Fiducial à paraître mercredi dans Paris-Match. La liste MoDem conduite par François Bayrou recueillerait 39% des voix au second tour, selon ce sondage, contre 38% à celle du PS, dirigée par Martine Lignières-Cassou et 23% à la liste « Pau avant tout » du maire sortant Yves Urieta, ex-socialiste soutenu par l'UMP. Au premier tour, également très serré selon ce sondage, la liste de François Bayrou arriverait en tête d'un point, à 33%, contre 32% pour la liste socialiste et 21% pour celle du maire sortant. La liste FN et celle de la gauche alternative recueilleraient chacune 5% des suffrages. (Sondage réalisé par téléphone les 1er et 2 février auprès d'un échantillon représentatif de la population de Pau de 604 personnes inscrites sur les listes électorales).
Les partis en campagne
Le FN veut reconquérir ses électeurs
Après les piètres résultats de 2007, le Front national compte sur la baisse de popularité de Nicolas Sarkozy dans les sondages pour récupérer des électeurs. « Ce sont nos anciens électeurs qui sont responsables de cette chute, nous allons voir si nous pouvons les convaincre désormais de voter pour nous », selon un cadre du FN. « Pouvoir d'achat, immigration, identité, Sarkozy vous a trahis », explique le tract FN qui doit être distribué dans toute la France. Mais le parti sait qu'il ne peut s'attendre globalement à des résultats mirobolants, du fait d'une implantation locale déclinante, et de ses difficultés financières. Aux municipales, le Front devrait présenter entre 150 et 200 listes, selon Martial Bild, soit « sensiblement pareil qu'en 2001 ». Le FN n'a aucun conseiller général ni aucun maire sortants : le dernier maire FN, Marie-Christine Bignon, maire de Chauffailles (Saône-et-Loire) a claqué la porte en 2006 pour rejoindre les villiéristes du MPF.
A gauche de la gauche, chacun sa stratégie
Alors que le PCF veut sauvegarder ses bastions, Lutte ouvrière crée la surprise en s'alliant avec le PS pour avoir des élus, et la LCR entend promouvoir son nouveau « parti anticapitaliste ». Le PCF a conclu des accords avec le PS dans « 90% des villes », le parti de François Hollande s'est mis en tête de lui ravir des municipalités. A Paris, les communistes ont vu le nombre de leurs conseillers éligibles passer de 11 à 8. Les communistes se sont même résignés à certaines alliances avec le MoDem - à Grenoble, à Roubaix. Avec trois maires sortants de petites communes et une cinquantaine d'élus, la LCR, elle, reste fidèle à sa stratégie « d'indépendance vis-à-vis du PS ». Elle présente 209 listes (plus du double de 2001) dont la moitié en alliance avec des antilibéraux, des partisans de José Bové ou avec le PCF, « là où il ne s'est pas allié avec le PS ». La surprise vient du côté de Lutte ouvrière d'Arlette Laguiller, habituelle pourfendeuse de l'union de la gauche, qui a décidé de s'allier avec le PS et le PCF, pour accroître le nombre de ses élus (33 sortants).
NICE (Alpes-Maritimes)
Le PS propose un magistrat "anti-corruption" à la mairie
Le candidat socialiste à la mairie de Nice Patrick Allemand souhaite demander, en cas de victoire, le détachement d'un magistrat spécialisé dans la lutte anti-corruption au cabinet du maire. « La corruption à Nice, c'est un système, c'est culturel. Seule la gauche incarne la rupture avec ces pratiques et je demanderai pour ça l'appui d'un magistrat spécialisé dans la lutte contre la corruption, détaché auprès du maire », a annoncé Patrick Allemand lors d'une conférence de presse de présentation du programme de la liste PS-PCF-Verts-MRC. Symbolisé par les errements de la gestion municipale de Jacques Médecin, maire de Nice de 1966 à 1990, le spectre de la corruption a ressurgi durant le second mandat du maire sortant Jacques Peyrat (ex-UMP) marqué par l'implication, avérée ou présumée, de plusieurs de ses collaborateurs dans des affaires de marchés publics truqués.
MARSEILLE (Provence-Alpes-Côte d'Azur)
Gaudin reçoit le soutien du gardien de but de l'OM
Le maire UMP de Marseille candidat à un troisième mandat, a reçu le soutien du gardien de but de l'Olympique de Marseille Cédric Carrasso. Dans une vidéo diffusée sur leur site internet, Carrosso, tenu à l'écart des terrains pendant plusieurs mois pour cause de rupture du tendon d'Achille fin août, explique soutenir le maire sortant parce qu' « il est là pour l'OM ». « M. Gaudin est souvent là, dès qu'il peut. Il vient nous voir au vestiaire. Il nous supporte », souligne Carrosso, qui s'il a retrouvé l'équipe olympienne en janvier, a cédé sa place de titulaire devant les filets à Steve Mandanda.
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