Quel rôle tient l'épouse du chef de l'Etat ?

Par Franck LEFEBVRE-BILLIEZ, le 02 février 2008 à 14h36 , mis à jour le 02 février 2008 à 18h59

En l'absence de texte officiel définissant les fonctions dévolues à la Première dame, c'est la personnalité de l'épouse du chef de l'Etat qui déterminera sa place.

Nicolas Sarkozy et Carla Bruni en Egypte (27 décembre 2007)Nicolas Sarkozy et Carla Bruni en Egypte (27 décembre 2007) © www.abacapress.com

Voici donc Carla Bruni devenue Première dame de France. Une place dont l'exposition médiatique est sans commune mesure avec son statut. Car officiellement, aucun texte ne régit les fonctions d'épouse du chef de l'Etat. Si l'on se réfère à la Constitution, les proches du président de la République - et a fortiori son épouse - n'ont pas de statut particulier. Ce qui n'a pas empêché, historiquement, les compagnes des présidents successifs de la Vè République d'imprimer leur marque, de manière parfois très différente.

C'est toute l'ambiguïté - dira-t-on l'inconfort ? - d'un rôle où rien n'est écrit. Contrairement aux Etats-Unis, où la First Lady assume depuis longtemps une fonction médiatique reconnue (et ce, depuis la conférence de presse tenue par Eleanor Roosevelt), c'est avant tout la personnalité de la Première dame qui définira en France la place qu'elle tiendra auprès de son mari. Effacées ou hyperactives, les femmes de présidents s'opposent parfois du tout au tout.

De "tante Yvonne" à Carla Bruni

Populaire comme en témoigne son surnom de "tante Yvonne", courageuse comme le montra le sang-froid à toute épreuve dont elle sut faire preuve lors de l'attentat du Petit-Clamart, l'épouse du général De Gaulle resta pourtant toujours dans l'ombre de son président d'époux. Tout comme Claude Pompidou ou Anne-Aymone Giscard d'Estaing, restées volontairement en-dehors de la sphère politique. A l'opposé, Danièle Mitterrand, militante socialiste, ne fit jamais mystère de ses convictions, manifestant auprès de son mari, avant et pendant son passage à l'Elysée, un engagement politique qu'elle défend encore aujourd'hui. Quant à Bernadette Chirac, elle ne fut jamais une Première dame effacée, assumant de front son mandat d'élu local (en tant que conseillère générale de Corrèze) et son rôle dans le milieu associatif, où elle est très investie (avec notamment l'opération "Pièces jaunes" en faveur des enfants hospitalisés).

L'arrivée de Nicolas Sarkozy à l'Elysée a semblé donner une nouvelle impulsion à la fonction de Première dame, avec notamment beaucoup d'interrogations sur son rôle à l'étranger. Interrogations qui ont culminé avec le rôle de premier plan joué par Cécilia Sarkozy dans la libération des infirmières bulgares emprisonnées en Libye. Celle qui était alors l'épouse du chef de l'Etat avait manifesté à diverses reprises, avant cela, sa volonté de s'impliquer dans des dossiers de société. Désormais, ce sera à la nouvelle épouse du président, Carla Bruni, de trouver ses marques.

Par Franck LEFEBVRE-BILLIEZ le 02 février 2008 à 14:36
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5 Commentaires

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  • N.R.V, le 02/02/2008 à 16h45

    C est clair AUCUN elle est pas elue donc aucun role que celui representatif dans les ceremonies officielles et deplacements avec le chef de l etat nous sommes en republique et non dans une monargie

  • Richard, le 02/02/2008 à 16h37

    Plutot bizard 3 mois après son divorce, il n'a pas chaumé notre Président fasse que cette union dure!!!!!!!!!!!!!!!

  • Jacques, le 02/02/2008 à 16h11

    Elle sera bientôt la seule à chanter (si l'on peut dire) ainsi la gloire de son mari...!

  • Comtois550, le 02/02/2008 à 15h47

    Mon intime conviction m'invite à ne pas exprimer d'opinion personnelle, ceci, dans le but de continuer mon existence paisible et heureuse. Ce sujet est trop explosif !

  • GJM, le 02/02/2008 à 15h35

    Plutôt que de voir comment va se comporter la 1ère Dame de France,il serait sans doute bon de lui accorder une ceraine liberté reconnue par un statut. Dans un pays comme le nôtre où on légifère sur tout et son contraire, cela éviterait certains débordements médiatiques!

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