Jean-Pierre Raffarin © LCIPour Raffarin, ce n'est pas parce que les élections municipales sont un enjeu local que les ministres ne doivent pas s'impliquer davantage dans la campagne. Alors qu'il se prononçait récemment contre une politisation des élections, il estime aujourd'hui que "le combat est à mener sur le terrain" et qu'" il est très important de serrer les coudes autour du président de la République". Invité jeudi sur France Inter, l'ancien Premier ministre a jugé que ce n'est pas à Nicolas Sarkozy de ralentir son action mais au gouvernement d'accélérer, faisant référence aux déboires de l'UMP à Neuilly. "Le président est plus étranger qu'on ne le croit à ce désordre de Neuilly. Ce n'est pas à lui de ralentir, c'est au gouvernement d'accélérer. Je pense qu'il y a un certain nombre de ministres qui doivent être très présents dans la campagne" a assuré le vice-président de l'UMP.
"La France, ce n'est pas Neuilly"
Revenant sur les dissidences qui, selon le quotidien Libération, éclosent dans plusieurs villes, Jean-Pierre Raffarin a affirmé qu'il y en avait moins aujourd'hui qu'en 2001. "Le pataquès de Neuilly est davantage dû à un désordre local plutôt qu'à des décisions nationales", a-t-il dit. "Parce que c'est Neuilly, parce que c'est la ville dont le président a été dans le passé le maire, tout ceci a pris un relief que je regrette. La France, ce n'est pas Neuilly". Il a par ailleurs noté que le jour de l'annonce d'une chute de huit points de Nicolas Sarkozy dans les sondages, personne n'avait parlé des bons chiffres de l'emploi, moins 200.000 chômeurs en France en 2007. "Je pense vraiment qu'on peut gagner ces élections", a-t-il ajouté.
D'après agence.
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