Les propos controversés de Yade sur un répulsif anti-SDF

le 28 février 2008 à 16h44 , mis à jour le 28 février 2008 à 19h09

Elle avait approuvé l'achat en août par la mairie d'Argenteuil d'un répulsif pour éloigner les SDF du centre-ville. "Un malentendu", dit-elle.

Rama Yade politique UMPRama Yade est l'invité de Christophe Barbier © TF1-LCI

Une controverse a éclaté jeudi autour de propos de Rama Yade approuvant l'achat en août par la mairie d'Argenteuil d'un répulsif, le Malodore, pour éloigner les SDF du centre-ville, que la secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme a tenté ensuite de corriger. Ce produit, à l'époque, n'avait pas été utilisé par la mairie, les agents techniques de la ville ayant refusé de diffuser le produit dont une partie avait été donnée à un centre commercial - qui lui, y avait eu recours.

Interrogée mardi sur le spray anti-SDF Malodore lors d'un déplacement à Argenteuil pour soutenir Georges Mothron, candidat UMP à sa réélection aux municipales, Rama Yade avait expliqué à la presse qu'il fallait "tout tenter dans une ville", qu'il fallait "essayer. Un maire n'agit pas parce qu'il se réveille un matin et qu'il a envie de faire comme il veut. Il répond aux préoccupations d'une population. Je ne pense pas que l'opposition peut faire campagne sur cette expérience-là seulement, ce serait trop court", avait-elle ajouté.   

"C'était une idée condamnable, malheureuse"

Mouloud Bousselat, conseiller municipal et secrétaire du PCF d'Argenteuil, et Valentin Texeira, "militant écologiste", ont "condamné avec fermeté" dans un communiqué ces premiers propos de la secrétaire d'Etat qualifiés "d'inadmissibles". "Nous sommes scandalisés par les déclarations inappropriées et fâcheuses de Mme Rama Yade. Il est intolérable de considérer que l'acte politique consistant à commander et à employer un tel produit chimique en plein centre-ville d'Argenteuil serait un événement bénin qui aurait vocation à être banalisé après coup !", ont-ils dénoncé. Aussi jeudi, Rama Yade a estimé qu'il y avait "un malentendu".

"Evidemment que c'était une idée condamnable, malheureuse, que je condamne totalement", a-t-elle dit. "Le maire a essayé, il s'est trompé, il a retiré", a-t-elle expliqué, ajoutant : "l'idée n'a jamais été mise en oeuvre et c'était un débat d'il y a six mois qui a été condamné unanimement". Et de plaider l'expression hâtive : "Dans la rapidité, dans un couloir, je me suis peut-être très mal exprimée", a-t-elle dit. "Quand je disais : il faut tout tenter, je voulais dire qu'il fallait répondre aux préoccupations des gens. Ça ne veut pas dire que ce qu'on propose c'est bien. Je ne justifie rien du tout".  

D'après agence

le 28 février 2008 à 16:44
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