Ségolène ROyal sur le marché de Levallois-Perret, le 17 février 2008 © TF1/LCINeuilly-sur-Seine et Levallois-Perret. Deux villes emblématiques des Hauts-de-Seine, fief de Nicolas Sarkozy, où Marine Le Pen et Ségolène Royal se sont rendues dimanche, à trois semaines des municipales. "Personne n'est propriétaire de terres. On n'est plus dans une monarchie, qu'est-ce que ça veut dire ?", s'est exclamée Ségolène Royal lors d'une visite de soutien au candidat PS à la mairie de Levallois-Perret. Selon elle, cette visite se voulait "un soutien tout simple à un excellent candidat, un besoin d'alternance sur un territoire". "Il y a une morale républicaine qui peut être incarnée par le candidat" socialiste, Thierry David, 47 ans, a-t-elle fini par lâcher.
Pendant trois quarts d'heure, l'ex-candidate socialiste à la présidentielle a parcouru le marché et les rues du centre-ville, escortée par des militants socialistes mais aussi par de nombreux partisans du maire, Patrick Balkany. "Ségolène, la sortie !", ont scandé ces derniers alors que Ségolène Royal regagnait sa voiture. "Balkany, à Neuilly, Balkany, en prison !", ont riposté les militants socialistes. "Il y a un vrai combat à mener en termes de vigilance républicaine ici, le maire actuel cède au clientélisme et ça endette terriblement cette ville", a renchéri de son côté Thierry David. Histoire de montrer qu'il entendait bien rester maître chez lui, Patrick Balkany a échangé quelques mots avec Ségolène Royal, avant de déclarer à la presse : "l'enjeu, ce n'est pas Levallois-Perret. Elle est là pour les caméras de télévision, c'est tout !".
A quelques kilomètres, sur le marché de Neuilly-sur-Seine, Marine Le Pen est elle venue soutenir le candidat Front National aux municipales, Dominique Zind. "Je suis née à Neuilly, le feuilleton de la semaine dernière m'a donc particulièrement intéressée. Tout cela est très révélateur, Nicolas Sarkozy et l'UMP ne savent pas où ils emmènent les Français. Ils gouvernent à coups de sondages", a déclaré la vice-présidente exécutive du FN. Pendant sa visite, les partisans des deux candidats de droite à la mairie, Jean-Christophe Fromantin, soutenu par l'UMP, et Arnaud Teullé, candidat dissident "suspendu" de l'UMP, continuaient à distribuer leurs tracts. "Tout cela est une bonne chose pour nous", a estimé Dominique Zind. "Face à cette confusion, pas toujours bien comprise des Neuilléens, et à l'image de plus en plus détestable de l'UMP, le FN peut apparaître comme un recours."
(D'après agence)
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