André Santini © LCILa "décision de la Cour de cassation ne fait que confirmer une situation acquise, ça n'a aucune incidence politique", a déclaré jeudi André Santini, secrétaire d'Etat chargé de la Fonction publique au micro de BFM, confirmant qu'il se présenterait bien à nouveau à la mairie d'Issy-les-Moulineaux, dans les Hauts-de-Seine.
Interrogé sur son éventuel départ du ministère, il a répondu "pas du tout". Nicolas Sarkozy a voulu innover : il ne veut pas que les gouvernements soient constitués par les juges, la présomption d'innocence est quand même aujourd'hui à rappeler (...) donc personne ne m'a demandé de démissionner, c'est évident". André Santini a confirmé qu'il attendait toujours un non lieu et prendrait dans le cas contraire "les mesures qui s'imposent".
Pourvoi rejeté
Le maire d'Issy-les-Moulineaux, devenu entre-temps secrétaire d'Etat, avait été mis en examen le 30 mai 2006 pour "prise illégale d'intérêt", "faux et usage de faux" et "détournement de fonds publics" à l'occasion de la création avortée en 2004 de la fondation d'art contemporain Hamon. Mercredi, la Cour de cassation a confirmé cette mise en examen en rejetant le pourvoi qu'il avait formé contre un arrêt rendu le 26 septembre 2007 par la cour d'appel de Versailles, qui avait déclaré irrecevable sa requête en annulation de procédure.
"Les gens me connaissent bien. J'ai signé cette facture pour le président du conseil général qui était empêché par cumul et on me dit qu'il ne fallait pas. Or je signe au ministère ou dans ma mairie des dizaines de lettres ou de factures : donc c'est tous les maires qui sont là inquiétés", a-t-il assuré.
(D'après agence)
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