Le président lors de l'inauguration du Salon de l'Agriculture le 23 février 2008"J'aurais dû faire comme je le fais toujours, Pffff...". Voilà donc la fameuse phrase prononcée lundi par Nicolas Sarkozy lors de son entretien avec un panel de Français. Dans son édition de mardi, Le Parisien avait publié une version revue et corrigée par l'Elysée, dans laquelle figurait une phrase différente ("j'aurais mieux fait de ne pas répondre") qui n'avait pas été prononcée par le chef de l'Etat, à propos de l'altercation avec un visiteur au Salon de l'Agriculture.
Mercredi matin, la direction du journal explique son choix éditorial. "Lorsque le texte relu et amendé nous parvient, une phrase inattendue y figure. Une phrase qui n'a pas été prononcée le matin : "j'aurais mieux fait de ne pas répondre", expliquent Dominique de Montvalon, directeur adjoint de la rédaction du quotidien, et Henri Vernet. "Mais récuser cette phrase, qui témoigne d'une évolution en quelques heures de la posture présidentielle, aurait été priver tout le monde d'un éclairage tardif, mais capital", estiment-ils ce matin dans le journal.
Mardi matin, Dominique de Montvalon avait déjà motivé cette décision: "à 23h45, dans les ultimes délais de notre bouclage, on s'est retrouvé avec une phrase qui n'avait pas été prononcée, une phrase qui devient le titre, car elle est très intéressante et très percutante". Selon lui, le président "n'avait pas exprimé le moindre regret" lors de son entretien lundi matin, et la nouvelle citation "marquait un changement de ton, on était dans le registre cette fois du regret sinon du remords". "J'en déduis qu'au cours de la journée (de lundi), l'Elysée a fini par prendre la mesure de l'ampleur des secousses provoquées par cette affaire", a-t-il estimé.
D'après agence
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