Le président lors de l'inauguration du Salon de l'Agriculture le 23 février 2008![]() |
| "La cuisine, c'est de la culture" |
Sex-appeal et cuisine font bon ménage
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Elle est une spécialité qui fait la fierté des Français et une partie de la renommée de la France dans le monde. Mais peut-elle être plus ? Pour Nicolas Sarkozy, oui : "nous avons la meilleure gastronomie du monde. C'est un élément essentiel de notre patrimoine (...) Nous voulons que cela soit reconnu au patrimoine mondial".
En visite samedi matin au Salon de l'Agriculture, le président a annoncé que la France allait déposer en 2009 sa candidature auprès de l'Unesco pour être le premier pays à voir sa gastronomie reconnue comme "patrimoine mondial". "L'agriculture et les métiers qui la façonnent sont à l'origine de la diversité gastronomique de notre pays", a déclaré le président lors de l'inauguration du Salon.
L'Unesco avait refusé le Mexique
En 2003, l'Unesco a adopté une convention sur la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel (chants, danses, fêtes, rituels, carnavals...). L'idée de la candidature française avait été lancée fin 2006 par un groupe de gastronomes et de chefs convaincus que "la cuisine, c'est de la culture". Le comité de soutien a recueilli jusqu'à présent 3 à 400 signatures de chefs dont de nombreuses toques étoilées (Bocuse, Ducasse, Troisgros...). Pour l'instant, aucune gastronomie n'a bénéficié de cette inscription. En 2005, l'Unesco avait rejeté une demande en ce sens du Mexique.
Jack Lang s'est félicité de cette annonce, précisant qu'il avait entrepris lui-même une démarche en ce sens auprès de Nicolas Sarkozy à la demande de l'Institut européen d'histoire des cultures de l'alimentation (IEHCA). C'est une bonne idée mais attention à ne pas la figer dans le passé, a toutefois mis en garde le chef Marc Veyrat.
Une Europe plus ferme face à l'OMC
Autre sujet abordé par le président lors de sa venue au 45e Salon de l'Agriculture : Nicolas Sarkozy a déclaré qu'il s'opposerait "fermement" à tout accord à l'OMC "qui ne servira pas les intérêts de notre pays". "Les négociations au sein de l'Organisation mondiale du commerce doivent repartir sur des bases saines et des objectifs clarifiés", a déclaré le chef de l'Etat dans son discours d'inauguration.
"Je regrette que l'Europe accepte des concessions toujours plus importantes sans rien obtenir en retour. Comme il faut l'unanimité (à l'OMC, ndlr), chacun est devant ses responsabilités", a poursuivi Nicolas Sarkozy devant le professionnels agricoles. "Je le dis clairement: à quoi cela sert-il de construire une politique agricole si l'Europe renonce à défendre son agriculture de production, son alimentation, si elle renonce à protéger la qualité sanitaire et environnementale quand tous les autres se défendent et se protègent", a demandé le chef de l'Etat.
"L'état des négociations doit nous conduire à mener une réflexion plus approfondie sur l'objectif de la négociation, car il est difficile de continuer comme de si de rien n'était", a-t-il encore dit. "Nous nous éloignons toujours un peu plus de nos objectifs de départ dans ce cycle" de négociations de l'OMC, a encore observé le chef de l'Etat.
Engager dès 2009 une "refondation" de la mise en oeuvre de la PAC
Le président a déclaré qu'il allait "engager dès 2009 une véritable refondation des modalités de mise en oeuvre de la Politique Agricole Commune dans notre pays". Cette refondation se fera "en totale cohérence avec nos objectifs politiques de 2013", a-t-il expliqué, affirmant : "je prends mes responsabilités".
Il a promis que la France engagerait, pendant sa présidence de l'UE à partir de juillet 2008, "une véritable discussion avec chacun de nos partenaires européens, avec le double objectif d'une meilleure gestion des risques climatiques, sanitaires et économiques et du maintien de l'activité de production dans les territoires fragiles". "Je suis convaincu que la PAC doit être rénovée, refondée (...). Sur la PAC, je veux la rupture avec le conservatisme et l'immobilisme", a-t-il repris.
(D'après agence)
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