Laurent Wauquiez, porte-parole du gouvernement, le 30 août 2007 © TF1-LCIA droite comme à gauche, le ton des critiques se radicalise. Interrogé sur la chute de la cote de popularité de Nicolas Sarkozy sur Radio Classique, le porte-parole du gouvernement Laurent Wauquiez a estimé qu'"en ce moment, notamment de la part de l'opposition, on est dans une posture de terrorisme intellectuel, c'est-à-dire qu'on utilise les mots comme des bombes qui ont uniquement pour objectif de détruire". L'opposition est "dans une hystérie uniquement centrée sur le président de la République, sur sa personnalité" et se livre à des "attaques extrêmement personnelles", a-t-il ajouté.
En réponse aux accusations de Laurent Wauquiez sur l'opposition, Stéphane Le Foll, bras droit de François Hollande, n'a pas tardé à réagir: "le porte-parole du gouvernement perd son sang-froid" et "de telles accusations" sont "le signe que (Wauquiez) ne sait plus comment expliquer ce qui se passe dans l'opinion". "Le conseil que nous donnons au gouvernement est de garder son calme et (...) de mettre à contribution ceux qui ont le plus bénéficié de la politique menée par la majorité depuis maintenant six ans", a ajouté le directeur de cabinet de François Hollande.
"C'est un chef de clan"
Au même moment, le député PS Pierre Moscovici, interrogé lui aussi sur la chute de Nicolas Sarkozy dans les sondages sur Canal + estimait qu'elle était attribuée à "la trahison de ses promesses de campagne", à "une forme d'abaissement de la fonction présidentielle". Le député du Doubs estimait que : « Sa façon d'exercer sa fonction n'a aucune forme de hauteur, aucune forme de recul. C'est parfois vulgaire". Avant d'ajouter : "jusqu'à présent il n'est pas président de la République. C'est un chef politique, c'est un chef de clan, c'est un homme de coups mais c'est pas vraiment quelqu'un qui donne une grande orientation, une vision à la France, une dignité à sa fonction".
D'après agence.
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