Claude Bartolone © LCIOn empile les candidatures, plus ou moins avouées. La lutte pour l'accession à la tête du PS risque d'être très disputée à l'automne prochain, puisque Claude Bartolone, qui vient d'accéder à la présidence du Conseil général de Seine-Saint-Denis, n'exclut pas de briguer le poste de Premier secrétaire, dans une interview au Parisien dimanche. A la question: "Vous sentez-vous l'étoffe d'un Premier secrétaire du PS ?", il répond "Oui".
"Je fais partie des 5 ou 6 responsables politiques qui, du fait de leur parcours, de leur attachement au parti socialiste et de leur vision économique et sociale, peuvent prétendre au poste de Premier secrétaire", explique le bras droit de Laurent Fabius. "Lorsqu'on parle de cela avec Jean-Christophe Cambadélis (proche de Dominique Strauss-Kahn) et Arnaud Montebourg (supporter de Ségolène Royal en 2007), on se dit tous les trois en riant que rien ou presque ne nous sépare aujourd'hui et que, s'il fallait nous départager pour le poste de Premier secrétaire, on pourrait quasiment tirer entre nous à la courte-paille!", dit-il dans le quotidien.
Le Premier secrétaire ne doit pas être "adoubé par les sondages"
"Il faut que les socialistes évitent le star-system", ajoute-t-il. "Si nous devions tomber dans une compétition entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë, il n'y aurait pas de reconstruction possible, ni du PS ni de la gauche. De plus, je ne sais pas qui gagnerait mais l'un ferait 60 et l'autre 40, et on ne s'en sortirait pas. Un tel scénario serait mortifère pour le PS", estime-t-il.
Pour le député socialiste, le futur Premier secrétaire ne doit pas être "adoubé par les sondages ni porteur de l'idée d'une candidature à la présidentielle". Claude Bartolone estime que "ce n'est pas l'aura nationale de tel ou tel candidat qui nous permettra de gagner, mais sa capacité à porter un projet alternatif et à être perçu comme utile par nos compatriotes. Le projet d'abord, le casting ensuite", affirme-t-il.
Montebourg, pas candidat "en l'état" |
Le député PS Arnaud Montebourg a déclaré dimanche qu'il ne serait "certainement pas, en l'état", candidat au poste de premier secrétaire du Parti socialiste, et a conseillé à Ségolène Royal "de ne pas se mettre dans ces luttes-là". "Le PS ne peut pas se ridiculiser toutes les semaines avec un candidat à chaque coin de rue. Nous avons un problème avec le parti socialiste, c'est la maladie des écuries présidentielles", a-t-il dit sur Canal+. "Le PS est en train de donner le sentiment d'être en lutte permanente pour le pouvoir. Il est multi fracturé, il a perdu la confiance d'une partie de la société", a-t-il remarqué. Estimant qu'il ne fallait pas "perpétuer ces bagarres", il a "souhaité que nous nous débarrassions de ce problème en imaginant une primaire, le moment venu, à l'extérieur du parti socialiste dont le PS serait le garant". |
D'après agence
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