Batailles locales et premier test pour le pouvoir

le 08 mars 2008 à 19h53 , mis à jour le 08 mars 2008 à 20h31

Le scrutin de dimanche, c'est avant tout 36 000 combats mais peut-être aussi une occasion pour les Français de juger les 10 premiers mois de Nicolas Sarkozy

[Expiré] [Expiré] Sarkozy © AFP- Eric Feferberg

Le 1er tour des élections municipales de dimanche est un premier test d'ampleur nationale dix mois après la victoire de Nicolas Sarkozy à la présidentielle. Certes, les électeurs font traditionnellement et majoritairement leur choix en fonction de considérations locales pour élire leur maire. Mais alors que la cote de popularité du chef de l'Etat n'en finit pas de plonger depuis janvier, l'opposition, Parti socialiste en tête, appelle l'électorat à lancer un "avertissement" au pouvoir dans l'espoir d'un vote sanction. Un vote sanction et donc une victoire qui lui permettrait de se relancer, alors même que la gauche n'a réglé aucune de ses querelles internes. La droite, au contraire, accuse l'opposition de rêver à tort d'un "troisième tour" de la présidentielle perdue et met en avant le caractère local du scrutin.
 
Nicolas Sarkozy, très en retrait pendant la campagne, et son Premier ministre François Fillon ont d'ailleurs prévenu : quel que soit le résultat, ils ne changeront pas de politique, douchant au passage les spéculations sur un important remaniement dans la foulée des municipales. Chaque camp à fixé ses objectifs : pour le patron du PS François Hollande, reconquérir 30 des 40 villes perdues en 2001 afin d'avoir "un peu plus de villes" de plus de 20.000 habitants dirigées par la gauche que par la droite (223 à droite contre 178 à gauche aujourd'hui).

Marseille, symbole du scrutin
 
Le patron de l'UMP Patrick Devedjian espère "gagner une quinzaine de grandes villes de plus de 30.000 habitants" aux municipales et conserver Marseille et peut-être Toulouse. La droite dirige actuellement un peu plus de la moitié des quelque 350 villes de plus de 30.000 habitants et chefs-lieux de départements. Selon les derniers sondages, la gauche devrait conserver sans trop de difficultés Paris, Lyon, Lille, Nantes ou Montpellier et pourrait conquérir des villes emblématiques comme Strasbourg ou Toulouse et remporter Caen, Rouen, Tarbes, Blois, voire Périgueux, ou Xavier Darcos, un des 22 membres du gouvernement candidats aux municipales, pourrait se trouver en difficulté.  

Dans les plus grandes villes, la lutte sera extrêmement serrée, comme à Marseille où Jean-Claude Gaudin est talonné par le socialiste Jean-Noël Guérini. La perte de la deuxième ville de France serait vécue comme un "séisme" politique par l'UMP. Alain Juppé lui devrait conserver facilement Bordeaux.
 
Inquiet d'un possible effet démobilisateur, alors même que l'écart se resserrait dans les derniers sondages, les responsables de l'opposition ont appelé à la mobilisation, François Hollande lançant une mise en garde contre "le piège" des sondages. Et alors que le PS n'a toujours pas entamé réellement sa rénovation, le numéro 1 socialiste a promis que le parti ne prendrait pas "la grosse tête" en cas de succès. Le MoDem jouera de son côté une partie difficile, notamment François Bayrou à Pau. Le résultat des centristes sera aussi scruté à Paris, notamment dans la perspectives de futures alliances avec Bertrand Delanoë. Le Front national ne devrait quant à lui pas reprendre de couleurs après son effondrement à la présidentielle. Largement occultées par les municipales, les cantonales verront 8.520 candidats en lice au premier tour dimanche. Là encore, le PS, qui dirige déjà une majorité de départements depuis 2004, espère accroître son avantage à l'issue de ce scrutin.
 

le 08 mars 2008 à 19:53
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13 Commentaires

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  • Marcellin, le 09/03/2008 à 15h28

    La droite de Sarkozy 1er est tellement aux abois qu'il n'y a pratiquement pas de listes avec logo UMP C'est bon la honte ! De toute façon si la défaite n'est pas grave cela sera considéré par la droite comme un soutient au Président, et si la défaite est gravissime on rappellera que ce n'est pas un scrutin national Après les Régions et les villes que restera-t-il comme vrai légitimité au Président

  • Christophe, le 09/03/2008 à 15h20

    Voici l'erreur que commet la plupart des journalistes enclins au parisianisme aigu. Le vote municipal porte bien son nom, et le résultat local des milliers de communes n'aura absolument aucun lien avec le débat gauche droite. Les gens votent pour la plupart pour leur ville et pas pour un parti.

  • Parenteau, le 09/03/2008 à 14h45

    Ne mélangeons pas se qui est de défendre se que nous croyons et l'étiquette d'un parti peu importe que le ps,l'ump, les verts, etc.... l'emporte l'importance est de travailler pour les citoyens et non pour son intéret personnel se qui est le cas de beaucoup de villes

  • Christ on, le 09/03/2008 à 14h25

    Et j espere que la droite va se prendre une branlé meme si je suis de droite....nous verrons bien se soir

  • Liliane, le 09/03/2008 à 13h28

    Quelles que soient vos opinions, ne faites pas l'erreur de mélanger les élections locales ou cantonales avec les élections présidentielles. Pensez à votre ville avant tout. Ne rentrez pas dans le jeu qu'on essaye de nous faire jouer, et rappelez vous que les conseilleurs ne sont pas les payeurs. le Président a été élu pour 5 ans pour une politique nationale. Nous ferons le bilan de cette politique là.... mais dans 4 ans 1/2, pas aujourd'hui pas dimanche prochain.

  • Olivier, le 09/03/2008 à 13h14

    Çà sent la droite qui essaye de faire de la désinformation à voir les commentaires... Je serais curieux de voir les IP des personnes postant ici...Voter à droite, c'est dire qu'on est satisfaits, et je ne crois pas que ce soit l'avis du peuple...

  • Rodrigue, le 09/03/2008 à 10h54

    Nous avons voté pour la droite et un gouvernement qui fait les réformes nécessaires pour relever la France ! Ne gachons pas cela pour une gauche qui n'a aucun projet et qui n'est pas fiable, avec des dirigeants incompétents,imbus de leur supériorité et voulant avant tout l'immobilisme ! Soutenons le gouvernement !

  • PERRIN, le 09/03/2008 à 10h41

    Votons pour la ville, ce n'est pas un maire qui va améliorer le pouvoir d'achat ...Donc, non au vote dit "sanction"

  • Josée, le 09/03/2008 à 09h52

    Nicolas Sarkozy et son gouvernement ont plus fait en 10 mois que tous ses prédécesseurs pendant des décennies, nous l'avons élu pour 5 ans pas pou 10 mois, que les français ne se trompent pas d'élection,nous devons dire si nous sommes contents de notre maire ou des projets du nouveau candidat, quelque soit son étiquette. on jugera notre Président à la fin de son mandat. cessons de subir l'intox des médias qui font l'élection avant qu'elle n'ait eu lieu!!

  • Jean pierre, le 09/03/2008 à 00h14

    Bonjour Pourquoi je ne comprends pas ? MR SARKOZY a été élu au scrutin majoritaire un maximum de Français ont dit oui à sa politique Les élections municipales ne sont pas des élections à scrutin majoritaire en aucun cas les Français ayant porté Mr SARKOZY à la présidence ne peuvent être démentis

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