Bayrou dit non à l'UMP

le 10 mars 2008 à 20h27 , mis à jour le 11 mars 2008 à 15h21

"Ces annonces comportent une part de bluff et une part de manoeuvre", affirme le patron du MoDem en faisant référence aux offres d'alliance de la droite.

bayrou modemLe président du MoDem François Bayrou, le 10 février 2008 © TF1/LCI

François Bayrou a qualifié lundi de "manoeuvre électorale" la proposition de "négociation globale" faite par des responsables de l'UMP en échange de leur soutien à Pau, affirmant ne pas vouloir "renoncer" à ce qu'il croit. "Je n'ai pas l'intention de renoncer à ce que je crois pour participer à des manoeuvres électorales", a déclaré le patron du MoDem "J'ai suivi avec attention et amusement tout au long de la journée la multiplication des propositions de négociations globales, qui s'accompagnaient de donnant-donnant sur Pau", a ajouté le président du MoDem.

Deux leaders de l'UMP, le secrétaire général Patrick Devedjian et le vice-président Jean-Pierre Raffarin, s'étaient dits prêts à engager "une négociation globale" avec le MoDem au deuxième tour des municipales, en apportant en contrepartie leur soutien à François Bayrou à Pau, où il est confronté à une triangulaire à risques. 

"Une part de bluff et une part de manoeuvre"
 
Le Premier ministre François Fillon a ensuite appelé le MoDem à des accords de soutien réciproque avec l'UMP, estimant qu'il devait y avoir "un échange" entre les deux partis. "Ces annonces comportent une part de bluff et une part de manoeuvre", a  estimé François Bayrou, précisant n'avoir reçu "aucun appel direct de qui que ce soit" et jugeant que "le but recherché est de nous faire renoncer à la ligne d'indépendance et de clarté qui est la nôtre". "Nous examinons la situation ville par ville, avec la volonté, lorsque des partenariats sont possibles, de les mettre en oeuvre, à condition de ne pas renier nos convictions et nos valeurs", a-t-il dit.
 
Dans toutes les villes, la réflexion sera menée "avec comme seule ligne l'intérêt général", dans une logique de "partenariat et pas de ralliement", a-t-il ajouté. A Pau, les électeurs "sont devant la question du vote utile", a-t-il dit. Ils ont le choix entre "d'un coté l'union de la gauche modèle années 70, avec le pouvoir exclusif donné à deux appareils, et ma proposition de tolérance et de pluralisme, avec une mairie ouverte aux grandes familles politiques de la ville: droite républicaine, centre et gauche démocratique". La socialiste Martine Lignières-Cassous est arrivée en tête avec 33,87% des suffrages exprimés, devançant la liste du député béarnais (32,61%) et celle du maire sortant, ex-PS soutenu par l'UMP, Yves Urieta (27,80%), qui a annoncé lundi son maintien au second tour.
 
 
 

le 10 mars 2008 à 20:27
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