Le président du MoDem François Bayrou, le 10 février 2008 © TF1/LCIFrançois Bayrou a qualifié lundi de "manoeuvre électorale" la proposition de "négociation globale" faite par des responsables de l'UMP en échange de leur soutien à Pau, affirmant ne pas vouloir "renoncer" à ce qu'il croit. "Je n'ai pas l'intention de renoncer à ce que je crois pour participer à des manoeuvres électorales", a déclaré le patron du MoDem "J'ai suivi avec attention et amusement tout au long de la journée la multiplication des propositions de négociations globales, qui s'accompagnaient de donnant-donnant sur Pau", a ajouté le président du MoDem.
Deux leaders de l'UMP, le secrétaire général Patrick Devedjian et le vice-président Jean-Pierre Raffarin, s'étaient dits prêts à engager "une négociation globale" avec le MoDem au deuxième tour des municipales, en apportant en contrepartie leur soutien à François Bayrou à Pau, où il est confronté à une triangulaire à risques.
"Une part de bluff et une part de manoeuvre"
Le Premier ministre François Fillon a ensuite appelé le MoDem à des accords de soutien réciproque avec l'UMP, estimant qu'il devait y avoir "un échange" entre les deux partis. "Ces annonces comportent une part de bluff et une part de manoeuvre", a estimé François Bayrou, précisant n'avoir reçu "aucun appel direct de qui que ce soit" et jugeant que "le but recherché est de nous faire renoncer à la ligne d'indépendance et de clarté qui est la nôtre". "Nous examinons la situation ville par ville, avec la volonté, lorsque des partenariats sont possibles, de les mettre en oeuvre, à condition de ne pas renier nos convictions et nos valeurs", a-t-il dit.
Dans toutes les villes, la réflexion sera menée "avec comme seule ligne l'intérêt général", dans une logique de "partenariat et pas de ralliement", a-t-il ajouté. A Pau, les électeurs "sont devant la question du vote utile", a-t-il dit. Ils ont le choix entre "d'un coté l'union de la gauche modèle années 70, avec le pouvoir exclusif donné à deux appareils, et ma proposition de tolérance et de pluralisme, avec une mairie ouverte aux grandes familles politiques de la ville: droite républicaine, centre et gauche démocratique". La socialiste Martine Lignières-Cassous est arrivée en tête avec 33,87% des suffrages exprimés, devançant la liste du député béarnais (32,61%) et celle du maire sortant, ex-PS soutenu par l'UMP, Yves Urieta (27,80%), qui a annoncé lundi son maintien au second tour.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




