Xavier Bertrand © TF1Les nominations étaient attendues. Le ministre du Travail et de la Solidarité, pilier des réformes au sein du gouvernement, et la secrétaire d'Etat à l'Ecologie deviennent secrétaires généraux adjoints aux côtés de Patrick Devedjian. Sarkozyste de la première heure, mais très contesté au sein du parti pour sa gestion "rigide et solitaire", ce dernier reste numéro un du secrétariat général, l'exécutif du parti.
Les centristes Jean-Pierre Raffarin, Jean-Claude Gaudin et Pierre Méhaignerie conservent leur poste de vice-présidents du Conseil national, le parlement du parti. Ce remaniement de la direction nationale est par ailleurs marqué par une innovation : la création de trois postes de porte-parole octroyés au centriste Dominique Paillé, à un proche de Nicolas Sarkozy le député des Hauts-de-Seine, Frédéric Lefevre, et à une femme issue de l'Entreprise, Chantal Brunel.
Un duo pour faire contre-poids à l'exécutif
Dans un communiqué, le secrétaire général du parti majoritaire, Patrick Devedjian, déclare que cette réorganisation répond à trois objectifs: "Rassembler toutes les sensibilités de l'UMP, refonder l'implantation de l'UMP là où elle a été insuffisante, et précéder l'action gouvernementale et en faire la pédagogie". L'arrivée du ministre de Xavier Bertrand et Nathalie Kosciusko-Morizet aux côtés de Patrick Devedjian vise à relancer une UMP affaiblie par sa défaite électorale.
Selon Le Monde, daté de vendredi, la montée de Xavier Bertrand vise en particulier pour le chef de l'Etat à instituer un "contrepoids" à l'influence du Premier ministre, François Fillon, qui jouit, selon les sondages, d'une cote de popularité très supérieure à la sienne. Jean-Pierre Raffarin a toutefois assuré qu'il ne "fallait pas voir" dans le nouvel organigramme de l'UMP "une rivalité entre Matignon et l'Elysée". Quant à la nomination de Nathalie Kosciusko-Morizet, élue maire de Longjumeau, elle vise à féminiser l'appareil mais également à contrebalancer les ambitions de Xavier Bertrand, dont la montée en puissance risque de faire grincer des dents. Ce remaniement aurait été imposé par Nicolas Sarkozy après concertation avec Patrick Devedjian et Jean-Pierre Raffarin, premier vice-président du Conseil national de l'UMP.
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