Bertrand et Kosciusko-Morizet montent en puissance

Par K.P. (avec agence), le 28 mars 2008 à 14h31 , mis à jour le 28 mars 2008 à 21h25

Deux ministres, Xavier Bertrand et Nathalie Kosciusko-Morizet, rejoignent la direction de l'UMP pour encadrer le secrétaire général Patrick Devedjian. L'UMP a annoncé vendredi le nouvel organigramme de sa direction remaniée sous la houlette de Nicolas Sarkozy.

Xavier BertrandXavier Bertrand © TF1

Les nominations étaient attendues. Le ministre du Travail et de la Solidarité, pilier des réformes au sein du gouvernement, et la secrétaire d'Etat à l'Ecologie deviennent secrétaires généraux adjoints aux côtés de Patrick Devedjian. Sarkozyste de la première heure, mais très contesté au sein du parti pour sa  gestion "rigide et solitaire", ce dernier reste numéro un du secrétariat général, l'exécutif du parti.
 
Les centristes Jean-Pierre Raffarin, Jean-Claude Gaudin et Pierre Méhaignerie conservent leur poste de vice-présidents du Conseil national, le parlement du parti. Ce remaniement de la direction nationale est par ailleurs marqué par une innovation : la création de trois postes de porte-parole octroyés au centriste Dominique Paillé, à un proche de Nicolas Sarkozy le député des  Hauts-de-Seine, Frédéric Lefevre, et à une femme issue de l'Entreprise, Chantal Brunel.

Un duo pour faire contre-poids à l'exécutif

Dans un communiqué, le secrétaire général du parti majoritaire, Patrick Devedjian, déclare que cette réorganisation répond à trois objectifs: "Rassembler toutes les sensibilités de l'UMP, refonder l'implantation de l'UMP là où elle a été insuffisante, et précéder l'action gouvernementale et en faire la pédagogie". L'arrivée du ministre de Xavier Bertrand et Nathalie Kosciusko-Morizet aux côtés de Patrick Devedjian vise à relancer une UMP affaiblie par sa défaite électorale.
 
Selon Le Monde, daté de vendredi, la montée de Xavier Bertrand vise en particulier pour le chef de l'Etat à instituer un "contrepoids" à l'influence du Premier ministre, François Fillon, qui jouit, selon les sondages, d'une cote de popularité très supérieure à la sienne. Jean-Pierre Raffarin a toutefois assuré qu'il ne "fallait pas voir" dans le nouvel organigramme de l'UMP "une rivalité entre Matignon et l'Elysée". Quant à la nomination de Nathalie Kosciusko-Morizet, élue maire de Longjumeau, elle vise à féminiser l'appareil mais également à contrebalancer les ambitions de Xavier Bertrand, dont la montée en puissance risque de faire grincer des dents. Ce remaniement aurait été imposé par Nicolas Sarkozy après concertation avec Patrick Devedjian et Jean-Pierre Raffarin, premier vice-président du Conseil national de l'UMP.

Par K.P. (avec agence) le 28 mars 2008 à 14:31
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4 Commentaires

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  • duh24, le 03/03/2011 à 23h16

    Pour le remaniement de Nicolas Sarkozy, Xavier Bertrand et Nathalie Kosciusko Morizet auraient pu eux aussi dégager, ce sont deux branquignols qui ne font qu'abêtir les français.

  • Vincent, le 28/03/2008 à 18h06

    Cela ne m'étonne pas pour Monsieur Xavier BERTRAND; C'est un homme est extrèmement talentueux

  • Dumont, le 28/03/2008 à 18h00

    Si l'on comprend bien, c'est le président de la République qui nommede nouveaux dirigeants dirigeants de l'UMP, par calcul tactique vis-à-vis de son premier ministre, et hors de tout congrès des adhérents. Curieux fonctionnement bien éloigné de l'idée que l'on se fait communément d'une organisation démocratique.

  • David, le 28/03/2008 à 16h10

    De toute façon, cela ne pourra pas être pire qu'avec Devedjian !

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