Gilles de Robien, au Collège Condorcet de Nîmes, vendredi 1er Septembre © TF1-LCIElles basculent à gauche
Darcos battu sur le fil à Périgueux
Le scrutin s'annonçait serré à Périgueux. Le maire UMP sortant Xavier Darcos est finalement battu, de justesse, le socialiste Michel Moyrant obtenant 50,42% des voix, contre 49,58% pour le ministre de l'Education nationale, selon les résultats définitifs. (Lire notre article) "Je perds de 113 voix", a déclaré le ministre. Au premier tour, Michel Moyran était arrivé en tête avec seulement 56 voix d'avance.
Toulouse : une ville vraiment rose
Le duel a été serré mais c'est finalement le candidat socialiste Pierre Cohen, qui l'a emporté. (Lire notre article) Avec 50,42% des voix, il bat le maire sortant Jean-Luc Moudenc (centriste apparenté UMP), qui obtient lui 49,58% des suffrages. "Je voudrais remercier les électeurs toulousains. Vous avez répondu par l'intelligence aux mensonges et aux calomnies proférées par M. Moudenc et ses colistiers", a déclaré Pierre Cohen sur une estrade devant sa permanence au centre-ville, devant des militants en liesse.
A Strasbourg, Ries l'emporte haut la main
Le sénateur socialiste Roland Ries, allié aux Verts, remporte largement le second tour avec 58,33% face au maire sortant UMP Fabienne Keller, qui obtient 41,57% (lire notre article). La droite, qui après douze ans de règne de la gauche avait repris cette ville à Catherine Trautmann en 2001 avec 50,8% des voix, n'aura pu être reconduite en dépit de résultats plutôt favorables lors des scrutins nationaux de 2007. Sénateur PS du Bas-Rhin depuis 2005, Roland Ries a été adjoint au maire et vice-président de la communauté urbaine de Strasbourg de 1989 à 1997 avant d'assurer l'intérim de Catherine Trautmann à la tête de la mairie, lorsque celle-ci avait été nommée ministre de la Culture et porte-parole du gouvernement de Lionel Jospin. En juin 2000, il avait fini, après bien des tergiversations, par démissionner et accepter que Catherine Trautmann, évincée du gouvernement, retrouve son mandat de maire. Il était alors redevenu premier adjoint jusqu'aux municipales de 2001, perdues par les socialistes.
Robien perd la mairie d'Amiens
Avec 56,21% des voix selon les résultats définitifs, le socialiste Gilles Demailly rafle la mairie d'Amiens au maire sortant Gilles de Robien, qui recueille 43,79% des suffrages. Maire depuis 1989, l'ancien ministre de l'Education de Dominique de Villepin s'était déjà fait devancer au premier tour par le candidat socialiste, avec 38,88% des voix contre 41,37% pour Gilles Demailly.
A Reims, la socialiste s'impose largement
La socialiste Adeline Hazan a été élue avec 56,07% des voix face à la candidate UMP Catherine Vautrin, créditée de 43,93% des suffrages, selon les résultats définitifs. Adeline Hazan, à la tête d'une liste PS-PCF-Verts, l'emporte nettement devant l'ancienne ministre déléguée à la Cohésion sociale dans une ville ancrée à droite depuis près de trente ans. "Je suis satisfaite de l'ampleur de cette victoire sans appel qui montre la volonté de changement des Rémois", a déclaré Adeline Hazan, peu après la proclamation des résultats.
Blois vire largement au rose
Avec 60,69% des voix, le socialiste Marc Gricourt a remporté l'élection municipale de Blois à la tête d'une liste PS, PCF, Verts, PRG et MRC. Le maire sortant Nouveau Centre Nicolas Perruchot obtient 39,31% des voix. Au premier tour, la liste de gauche avait remporté 41,73% des suffrages contre 29,09% à celle de Nicolas Perruchot, un ex-UDF qui avait battu le socialiste Jack Lang en 2001 avec 37 voix d'avance. Le candidat de la liste Modem, Jean-Pierre Mortelette, était arrivé en troisième position à l'issue du premier tour avec 16,19% des voix. Il avait décidé de se retirer sans donner "de consignes de vote" pour le second.
La gauche reprend Evreux à la droite
La gauche conduite par le conseiller général divers gauche Michel Champredon, en congé du PS, a repris la ville d'Evreux à la droite emmenée par le maire UMP sortant Jean-Pierre Nicolas, selon des résultats communiqués par la mairie. La liste de gauche qui comprend des socialistes, des écologistes, des chevènementistes et des communistes a obtenu 49,98% contre 46,88% à la droite. Jean-Pierre Nicolas, qui a succédé début 2007 à Jean-Louis Debré devenu président du Conseil constitutionnel, n'a pas réussi à conserver cette ville de 54.000 habitants que la droite avait conquise sur les communistes en 2001.
Saint-Etienne voit rose
Le candidat socialiste Maurice Vincent a remporté l'élection municipale à Saint-Etienne avec 46,11% des voix, devant le maire sortant UMP Michel Thiollière (41,63%), selon une source municipale. La gauche n'a pas dirigé la municipalité stéphanoise depuis 1983. Le candidat du MoDem Gilles Artigues obtient 12,27% des voix. Maurice Vincent a bénéficié au second tour du soutien des Verts qui avaient obtenu 4,30% des suffrages au premier tour. Michel Thiollière (UMP) était maire de Saint-Etienne depuis 1994.
A Caen, la gauche avait raison d'y croire
La liste d'union de la gauche menée par le socialiste Philippe Duron à Caen remporte l'élection municipale à Caen avec 56,26% des suffrages. Cette ville n'a jamais été gérée par la gauche. Elle était jusqu'à présent gérée par l'UMP Brigitte Le Brethon, qui avait été devancée de huit points au premier tour par la liste socialiste.
Un ancien maire reprend Quimper
Avec 55,7% des voix, le député européen Bernard Poignant (PS) remporte l'élection municipale de Quimper où il doit succéder au sénateur-maire UMP Alain Gérard. Bernard Poignant, ancien maire de Quimper (1989-2001), est sorti largement vainqueur de la triangulaire qui l'opposait à l'UMP Marcelle Ramonet (32,1%) et la représentante du Modem Isabelle Le Bal (12,2%). Au premier tour, Bernard Poignant avait recueilli près de 36% des voix à la tête d'une liste socialiste comprenant communistes, régionalistes UDB et radicaux de gauche. Il a largement bénéficié des voix de la liste écologiste de Daniel Le Bigot (16,9% au 1er tour) avec laquelle sa liste avait fusionné, ainsi que des voix de l'extrême gauche LCR (6,53%).
Et aussi : Angoulême, Aulnay-sous-Bois, Bar-le-Duc, Brive-la-Gaillarde, Cahors, Colombes, Metz, Roanne, Saint-André de la Réunion, Saint-Chamond, Saint-Denis de la Réunion, Saint-Louis, Saint-Paul, Thionville, Valence, Vandoeuvre-lès-Nancy
Elles basculent à droite
Calais : l'UMP met fin à 37 ans de gestion communiste
L'UMP Natacha Bouchart, à la tête d'une liste d'ouverture, a largement remporté dimanche la ville de Calais, aux mains du PCF depuis 37 ans, en battant le maire sortant Jacky Hénin avec 54,02% des suffrages, selon des résultats définitifs de la mairie.
Et aussi : Agen, Châtellerault et Gap.
Elles restent à gauche
Bayrou battu de peu à Pau
La liste du président du MoDem François Bayrou a été battue avec 38,81% contre 39,76% à celle de la socialiste Martine Lignières-Cassou et 21,42% au maire sortant Yves Urieta (ex-PS soutenu par l'UMP), selon la préfecture. Le député béarnais, devancé de 342 voix seulement par sa rivale socialiste, sur plus de 36.000 suffrages exprimés à Pau, était arrivé en deuxième position lors du premier tour et se trouvait confronté à une triangulaire réputée difficile après la décision d'Yves Urieta de rester en lice pour le deuxième tour. François Bayrou s'était efforcé de faire apparaître le second tour comme un "duel" entre lui-même et la candidate PS, après la publication de sondages qui montraient Yves Urieta nettement décroché par rapport aux deux candidats arrivés en tête le 9 mars.
La gauche conserve Angers de justesse
La droite n'aura finalement pas créé la surprise. Comme c'est le cas depuis trente ans, Angers reste à gauche. De justesse, le maire sortant socialiste d'Angers, Jean-Claude Antonini a remporté dimanche l'élection municipale avec 50,62% des voix face à l'UMP Christophe Béchu, selon les résultats définitifs donnés en mairie. "Notre liste est vainqueur", a déclaré l'heureux élu en milieu de soirée tandis que Christophe Béchu reconnaissait sa défaite. La droite avait espéré faire basculer cette ville ancrée à gauche depuis 1977, à l'issue du premier tour où, à la surprise générale, Christophe Béchu, président du conseil général du Maine-et-Loire, était arrivé en tête avec 45,64% des suffrages exprimés contre 42,5% à son rival socialiste.
Elles restent à droite
Marseille : une légère avance pour Gaudin
Gaudin-Guérini : la bataille s'annonçait serrée à Marseille au point d'en faire l'enjeu de ces municipales. Le scrutin a tenu toutes ses promesses. Et peu avant 22 heures, il était toujours impossible de dire avec certitude qui des deux candidats était vainqueur. Pourtant, le maire sortant UMP Jean-Claude Gaudin a d'ores-et-déjà annoncé que la cité phocéenne restait à droite. C'est ce que laissent pressentir en effet les résultats encore partiels donnés dans deux des trois secteurs clés de se scrutin marseillais: le secteur 1, le secteur 3 et le secteur 5. Dans le secteur 3, les estimations TNS-Sofres/Logica pour TF1 donnent ainsi le candidat UMP Renaud Muselier légèrement en tête (50,5%) face au chef de file socialiste dans la ville Jean-Noël Guérini (49,5%). Dans le sixième secteur, le candidat UMP Roland Blum a largement emporté le scrutin avec 55% face au socialiste Christophe Masse (45%). En revanche, dans le secteur un de la cité phocéenne, le scrutin a basculé en faveur du socialiste Patrick Mennucci (51%), contre l'UMP Jean Roatta (49%).
La droite conserve Le Havre
La droite conduite par le maire UMP sortant Antoine Rufenacht conserve la ville du Havre avec 54,7% des voix au second tour, contre 45,3% à la gauche emmenée par le député PCF Daniel Paul, selon le décompte final de la mairie. Antoine Rufenacht dont la liste a obtenu sensiblement moins qu'en 2001 mais dans un contexte beaucoup plus défavorable à la droite, entame ainsi un troisième mandat à la tête de cette ville de 184.000 habitants.
L'UMP garde Tarbes
Le maire sortant UMP de Tarbes, Gérard Trémège, l'a emporté avec 54,34% des suffrages face à l'ancien ministre socialiste et député des Hautes-Pyrénées Jean Glavany, selon les résultats définitifs communiqués par la préfecture des Hautes-Pyrénées. Gérard Trémège, qui avait arraché la mairie au Parti communiste avec 26 voix d'avance en 2001, avait obtenu 47,42% des suffrages exprimés au premier tour, avec plus de 9 points d'avance sur le député socialiste.
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