François Fillon le 13 mars sur RTL © RTL 
Fillon : "personne n'a annoncé de remaniement"
L'annonce d'un remaniement aura peut être lieu après les municipales, mais François Fillon s'est montré défavorable au chamboulement de son équipe gouvernementale ce matin sur RTL. Avare de commentaires sur le sujet, le Premier ministre s'est borné à préciser que "personne" n'avait rien annoncé pour l'instant concernant un remaniement ministériel. "Une des grandes faiblesses de notre pays, c'est l'instabilité gouvernementale. A la première difficulté depuis vingt ans, on remanie", a-t-il estimé. "Mais", a-t-il ajouté, "le choix du remaniement appartient au président de la République".
Le Premier ministre est ensuite revenu sur les mauvais résultats du premier tour des municipales pour la majorité. "Il y a 36.000 interprétations de ce scrutin. C'est une élection municipale, les enjeux sont donc locaux", a estimé François Fillon. "Dans tous les pays européens, une élection locale qui vient après une élection nationale est toujours difficile puisqu'il faut du temps pour juger des résultats des réformes mise en place", a-t-il ajouté. La campagne actuelle n'a selon lui "rien à voir" avec le "rejet" subi par l'UMP lors des régionales de 2004, ni avec les municipales de 2001, quand "la plupart des ministres de gauche" du gouvernement de Lionel Jospin avaient été "balayés".
Bayrou "asservi" au seul objectif présidentiel
Trois jours avant le second tour des municipales, François Fillon a de nouveau affirmé son souhait d'"accélérer le rythme des réformes" pour répondre à "l'impatience" des Français. Très présent sur le terrain ces dernières semaines, le Premier ministre dit en effet avoir "senti un climat d'impatience, d'attente", mais pas "d'agressivité" de la part des Français. "La leçon que je tire, c'est qu'il faut montrer que tous les engagements qui ont été pris vont être tenus", a-t-il lancé.
Le Premier ministre, qui avait "tendu la main" à François Bayrou en début de semaine, en vain, a enfin jugé "un peu courte" la stratégie politique du président du MoDem, "asservie" selon lui au seul objectif présidentiel. Mais François Fillon a affirmé que s'il était élu à Pau, François Bayrou serait un maire comme les autres. "Le gouvernement travaillera avec tous les maires de toutes les communes de France", a-t-il déclaré.
Cumul des mandats : Fillon prône le cas par cas |
Le Premier ministre a jugé jeudi que la question du cumul entre un ministère et une fonction de maire devait être réglée au cas par cas par chaque chef de gouvernement. "Changer la Constitution pour régler la question de quinze personnes, ce n'est pas raisonnable", a-t-il indiqué sur RTL. Après en avoir débattu, le président Nicolas Sarkozy et lui-même ont donc "décidé" de "faire en sorte que chaque cas soit un cas individuel". Le Premier ministre a toutefois reconnu que le cumul était "un sujet très difficile". Il a ajouté qu'"il y a des responsabilités qui sont incompatibles avec la gestion d'une grande ville". |
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