Ségolène Royal © TF1Avant même de parler programme ou futur leader, les socialistes ont eu du mal à faire taire leurs divisions sur la date du prochain Congrès mais ils y sont tout de même presque parvenus, presque... En effet, le Congrès se tiendra selon toute probabilité du 7 au 9 novembre, dans une ville qui reste à choisir, respectant ainsi l'échéance normale de trois ans entre deux congrès, sachant que Toulouse est régulièrement citée. François Hollande a fait cette proposition lors de la deuxième réunion de la "commission de la rénovation", mardi soir, deux jours après la large victoire des socialistes aux municipales et cantonales. "Elle a été acceptée par tout le monde", a précisé Stéphane Le Foll, le bras-droit du patron du PS.
Harlem Désir, un proche de Bertrand Delanoë, a confirmé cet accord général. Des proches de Ségolène Royal avaient souhaité un congrès anticipé. "Il faut qu'on aille vite, qu'on choisisse un leader et qu'on se mette en ordre de marche pour monter un projet alternatif" et "je souhaiterais que cela puisse avoir lieu avant l'été", avait déclaré mardi le député Jean-Louis Bianco, codirecteur de campagne de Ségolène Royal pour la présidentielle. Un peu plus tard, il revenait en arrière, en affirmant qu'il ne ferait pas du calendrier socialiste interne un casus belli. "Je l'ai réclamé en sachant que je criais dans le désert", s'est-il justifié sur France Info. Mercredi soir sur France 3, Ségolène Royal a répété qu'elle jugeait cette date "tardive".
Un front anti-Royal ?
Un Conseil national, le 28 juin prochain, convoquera officiellement le congrès et lancera les débats préparatoires. Si ce calendrier est approuvé, les "contributions", selon la terminologie officielle, devront être déposées le 12 juillet au plus tard et Les "motions" (textes d'orientation politique et stratégique) à la date limite du 20 septembre. Le vote des militants sur ces motions aurait lieu fin octobre.
Ségolène Royal a déjà fait connaître son intention de déposer un texte. François Rebsamen, numéro 2 du PS, s'est dit prêt mercredi à y travailler avec elle. Les "reconstructeurs", un regroupement des proches de Dominique Strauss-Kahn (dont J.C Cambadélis), Laurent Fabius, Arnaud Montebourg et Martine Aubry, ont eu tendu la main à Bertrand Delanoë pour contrer les ambitions de l'ex-candidate à la présidentielle. Ils jugent que le PS ne doit pas désigner dès maintenant un leader pour la présidentielle de 2012.
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