Listes clôturées : des alliances tous azimuts...

Par Kelly Pujar, le 11 mars 2008 à 16h43 , mis à jour le 12 mars 2008 à 09h33

Alors que les listes du 2nd tour ont été déposées avant 18h ce mardi, le MoDem a passé des accords très calculés.

Echarpe de maireEcharpe de maire © TF1

 LCI picto cliquez regardez
La valse des alliances

Paris
Delanoë préfère les Verts au MoDem
PS et Verts ont trouvé lundi un accord pour fusionner leurs listes. Le maire de Paris a en revanche fermé la porte au MoDem...du moins jusqu'au lendemain du 2nd tour. Le parti de François Bayrou maintient du coup ses listes dans le 14e, le 5e et le 7e.  Bertrand Delanoë qui dépasse de neuf points son score de 2001, l'a emporté dimanche avec 41,60% des suffrages. Sa liste a devancé devant celles des Verts et du MoDem. Trois arrondissements sont gagnés dès le premier tour par les candidats PS alors que l'UMP Claude Goasguen conserve le 16e arrondissement. L'UMP Françoise de Panafieu, distancée avec 27,92% des voix, a souhaité "clairement un rapprochement" avec le parti de François Bayrou pour le second tour. Une proposition refusée par Marielle de Sarnez.
 
Marseille
Fusion PS/MoDem contre Gaudin
Le chef de file du MoDem Jean-Luc Bennahmias a choisi le PS pour une fusion au second tour. Le maire sortant UMP Jean-Claude Gaudin, qui brigue un troisième mandat, a obtenu un meilleur résultat que ne le laissaient prévoir les sondages. Mais son avance sur son challenger PS Jean-Noël Guérini, président du conseil général des Bouches-du-Rhône, est très courte: 41,03% des voix contre 39,14%. FN, MoDem et extrême gauche devraient arbitrer le second tour dans trois des huit secteurs de la ville où les résultats sont serrés. Autre inconnue du scrutin: l'abstention qui a atteint 42,26% au premier tour. 
 
Metz
La tête de liste UMP écartée
Le bureau politique de l'UMP a finalement décidé mardi de soutenir Jean-Marie Rausch, au second tour. Il avait accordé son investiture à Marie-Jo Zimmermann, une députée issue de ses rangs, lors du premier tour. Jean-Marie Rausch, qui est maire divers droite de Metz depuis 1971 et brigue, à 78 ans, un septième mandat, était arrivé en tête des listes de droite, dimanche, avec 24,16% des voix. La décision de l'UMP a été annoncée au lendemain de l'annonce d'une alliance entre la liste de Marie-Jo Zimmermann et celle de la députée européenne du MoDem, Nathalie Griesbeck, qui avaient obtenu respectivement 16,68% et 14,69% des suffrages. Elles ont été rejointes par Dominique Lebeau, candidat sans étiquette très opposé au maire sortant qui a réalisé un score de 5,63% des voix. La liste du socialiste Dominique Gros était en tête du premier tour avec 34,04% des voix.
 
Pau
Triangulaire difficile pour Bayrou
Yves Uriéta n'a pas laissé s'installer le suspense. Il se maintient pour le second tour avec sa liste "Pau avant tout" déposée lundi. Il y aura bien une triangulaire pour un scrutin très indécis. François Bayrou est deuxième avec 32,61 % des voix contre son adversaire socialiste Martine Lignières-Cassou qui recueille 33,87%. Le maire sortant exclu du PS et soutenu par l'UMP fait mieux que les intentions de vote indiquées dans les sondages avec 27,8%.François Bayrou, président du MoDem a reçu le soutien d'Alain Juppé, réélu à Bordeaux. 
 

Aix-en-Provence
Issue incertaine sur le cours Mirabeau
La maire sortante UMP Maryse Joissains est en tête du  ballottage avec 33,81% devant son adversaire socialiste Alexandre Medvedowsky distancé de quatre points. Ses challengers, DVG, Michel Pezet, et MoDem François Xavier de Peretti sont tous en position de  se maintenir au second tour. Les discussions pour fusionner les trois listes d'opposition PS-DVG-MoDem face à l'UMP ont échoué, a annoncé mardi Michel Pezet. Une fusion pourrait permettre au PS de reprendre la ville, perdue en 2001.           
 
 
Saint-Etienne

La droite divisée reste en tête
Le maire UMP sortant Michel Thiollière, avec 37,86% des  voix, devra composer avec les électeurs du Modem Gilles Artigues, qui a obtenu 20,23% des votes. La liste PS-PCF a recueilli 33,68% des suffrages. Dès l'annonce des résultats, le candidat de la droite a lancé un appel aux électeurs du Modem "afin qu'ils ne se trompent pas d'adversaire". "Toute autre  option serait dangereuse et reviendrait à se tromper de combat", a estimé le maire sortant.
 
  
Toulouse
Le renfort du Modem pour Moudenc
Le MoDem a décidé de fusionner avec l'UMP en vue du second tour des municipales, a annoncé mardi le candidat centriste, Jean-Luc Forget.      "C'est une fusion totale. C'est une bonne solution, une façon d'exercer nos responsabilités et d'assumer nos libertés de proposition", a-t-il ajouté. Au premier tour, le MoDem a obtenu 5,90% des suffrages, en deça des 10% nécessaires pour se maintenir. La liste de l'UMP Jean-Luc Moudenc est arrivée en tête avec 42,6% des voix, celle du socialiste Pierre Cohen a recueilli 39%. L'accord UMP-MoDem prévoit que le MoDem comptera sept candidats en position éligible sur la liste fusionnée. En cas de victoire dimanche, les centristes disposeront également de trois adjoints au maire. 

Lille
Aubry vers une victoire, avec le MoDem
La liste de la maire socialiste sortante est arrivée largement en tête au premier tour avec 46,02%  des voix, contre 21,64% à son adversaire UMP Sébastien Huyghe. Le MoDem, mené par Jacques Richir, qui a réuni 7,79% des suffrages, s'est associé à sa liste pour le 2nd tour. Le score de la gauche au 1er tour n'a été atteint que deux fois au premier tour par les socialistes à Lille en 1965 avec Augustin Laurent et en 1983 avec Pierre Mauroy. La succession de ce dernier à la présidence de la communauté urbaine Lille-Métropole semble donc assurée pour Martine Aubry.

Périgueux
Partie très serrée pour Darcos 
Le maire UMP sortant Xavier Darcos est en danger. Selon les résultats définitifs, son rival socialiste, qui avait été éliminé dès le premier tour en 2001, réalise une forte percée, qui le place juste devant le ministre de l'Education nationale avec 45,7% des voix contre 45,25%. Les listes de Jean-Louis Demaret (DVD) et d'Emilie Langlais (SE) recueillent respectivement 6,05% et 3%. Jean-Louis Demaret, dissident du MoDem, après l'accord conclu fin 2007 entre les dirigeants du parti démocrate en Dordogne et la liste de Xavier Darcos, ne donnera aucune consigne de vote, sans s'interdire pour autant d'aller "en citoyen" aux réunions de l'un ou l'autre des candidats, quand il aura "réfléchi".
 

Par Kelly Pujar le 11 mars 2008 à 16:43
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Politique
  

7 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Cévreik, le 12/03/2008 à 16h50

    Elections municipales et ou nationales, je pense qu'il faut arrêter ! Si les personnes appartiennent à un parti politique, alors c'est qu'ils en suivent les idées, que ce soit au niveau local, régional ou au-delà ! Un parti reste un parti...et les directions prises sont les mêmes.

  • Olivier, le 12/03/2008 à 11h01

    C est vraiment du n'importe quoi ? vas y que je copine avec l'UMP, le PS, le Modem, tout le monde fait copain avec tout le monde, y a plus de parti, tout ca pour mieux se tirer dessus dans 2 semaines. Comment voulez vous qu on garde confiance dans ces politiciens ?

  • Patin, le 12/03/2008 à 10h19

    Vive le ps et pc tous pour la gauche vive la gauche la france dans le bon sens avec la gauche

  • Gilles, le 12/03/2008 à 10h18

    Tout ceci, n'est pas sans me rappeler les turpitudes de la quatrième république. A l'époque, cela ne nous a ammener rien de bon, que de l'instabilité politique, et je crains qu'il en soit de même pour les années qui viennent.

  • Dom, le 12/03/2008 à 10h15

    Tu as raison, Jean Bonnot de Bayonne! Ce sont des élections locales et c'est sans doute pour cela que JC Gaudin à Marseille exhibe une lettre de notre cher président afin de persuader les électeurs du bien fondé de son programme...

  • Euzenot-furiga, le 12/03/2008 à 10h07

    Je suis entièrement d'accord il s'agit bien d'élections à caractère local (bien qu'il y ai des exceptions. En ce qui me concerne je suis communiste (militant)et j'ai décidé localement de répondre positivement à la demande du maire sortant (UMP) de figurer sur sa liste, je n'approuve en aucun cas la politique de son parti, mais pour la ville de Cannes c'est celui qui est le meilleur pour gérer sainement et honnêtement la ville.

  • Jean Bonnot, le 11/03/2008 à 18h28

    Les citoyens sont, pour la plupart, convaincus qu'il s'agit d'élire des conseils municipaux, donc des maires. Pour les élections nationales on attendra 2012. Prétendre le contraire est une supercherie.

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      • Le grand quiz de l'info
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        Nous recommandons
        logAudience