François Hollande © TF1
Jean Sarkozy a la victoire modeste
Elles ont été largement occultées par les municipales, et pourtant la moitié des cantons français ont aussi voté dimanche. Les élections cantonales pourraient elles aussi sourire à la gauche. Il faudra attendre le second tour, dimanche prochain, pour confirmer cette tendance, une grande majorité de sièges restant en ballottage. En attendant, selon une totalisation en voix du ministère de l'Intérieur à 23h45 portant sur 18 millions d'inscrits, le PS recueillait 26,96% des suffrages, le PCF 8,74%, les divers gauche 6,5% et les Verts 3,94%.
A droite, l'UMP obtenait 23,3% et les divers droite 16,01%. Le MoDem était crédité de 4,24% des voix. A droite, le niveau est équivalent à 2001. Avant ces cantonales, la gauche détenait la présidence de 51 départements sur 101.
3 départements déjà en position de basculer à gauche
Trois figures du PS s'apprêtent déjà à assumer la fonction de président de conseil général. Le Premier secrétaire du PS François Hollande a recueilli 54,83% des suffrages dans le canton de Vigeois et pourrait, grâce au gain de plusieurs autres sièges, récupérer la présidence du Conseil général de la Corrèze, fief Chirac.
Autre ténor socialiste, Arnaud Montebourg, a également été élu pour la 1re fois, dès le 1er tour, dans le canton de Montret en Saône-et-Loire. Il devrait lui aussi accéder à la présidence de l'Assemblée départementale, déjà détenue par le PS, l'actuel président Christophe Sirugue ayant conquis dimanche la mairie de Chalon-sur-Saône. A Mugron, dans les Landes, Henri Emmanuelli, président du Conseil général, a été réélu. Jean-Louis Bianco (PS), président du Conseil général des Alpes-de-Haute-Provence est lui en ballottage.
Selon le président de l'Assemblée des départements de France (ADF), le socialiste Claudy Lebreton, outre la Corrèze, deux autres départements sont déjà en position de basculer de droite à gauche : l'Allier et le Lot-et-Garonne. La gauche espère aussi pouvoir gagner les Deux-Sèvres et l'Eure-et-Loire. Elle semble en revanche en position très délicate en Seine-et-Marne, dont elle s'était emparée en 2004, et dont la majorité visait la reconquête.
Trois ministres passent au 1er tour
Les trois membres du gouvernement qui étaient candidats aux cantonales passent dès le 1er tour : le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Christian Estrosi (également candidat aux municipales) est réélu à Nice, son collègue des Anciens combattants Alain Marleix est réélu à Massiac, dans le Cantal, et la ministre du Logement et de la Ville Christine Boutin est élue à Rambouillet.
Autres personnalités réélues dès le 1er tour : le président UMP du Sénat, Christian Poncelet, dans les Vosges, avec 59,83% des suffrages, Philippe de Villiers (MPF) dans le canton de Montaigu en Vendée, ou encore la présidente du Conseil général de la Réunion, Nassimah Dindar (UMP), une des trois femmes à présider une Assemblée départementale, réélue dans son canton de Saint-Denis.
| Jean Sarkozy, 21 ans, élu conseiller général au 1er tour |
Le fils cadet du chef de l'Etat, Jean Sarkozy (UMP), qui se présentait dans l'ancien fief de son père à Neuilly-sur-Seine Sud, est devenu dimanche soir, à 21 ans, conseiller général. Etudiant en droit à la Sorbonne, Jean Sarkozy a obtenu 51,91% des voix, devançant les candidats du MoDem, Alexandre Harmand, (28,90%), du PS Marie Brannens (13,17%) et du FN Roselyne Nourry (6,02%). Le jeune homme fait moins bien que son prédécesseur, Louis-Charles Bary, élu avec près de 73% des voix en 2001, mais en terme de précocité, il fait mieux que son père, devenu conseiller municipal de Neuilly en 1977... à 22 ans. |
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