Xavier Darcos, lors de la visite de François Fillon et Alain Juppé, venus lui apporter leur soutien aux municipales (13 mars 2008) © TF1/LCILe chef du gouvernement, François Fillon, et son lointain prédécesseur Alain Juppé, fraîchement réélu à Bordeaux, sont allés jeudi à Périgueux soutenir le ministre de l'Education, Xavier Darcos, au coude à coude avec le PS à trois jours du second tour des municipales. Tous deux ont participé à un meeting au théâtre municipal devant 500 à 700 personnes en fin d'après-midi, deux heures avant que le candidat PS Michel Moyrand n'accueille le patron du PS François Hollande dans une autre réunion publique, à l'autre bout de la ville.
Xavier Darcos, maire sortant, a obtenu 45,25% des voix au 1er tour contre 45,70% à Michel Moyrand, qui l'a devancé de 56 voix. Jeudi lors du meeting, le candidat UMP a obtenu le soutien public du divers droite Jean-Louis Demaret, un membre du MoDem qui avait obtenu au 1er tour 6,05% des voix à la tête d'une liste intitulée "Ni droite ni gauche".
"Vous avez un bon maire, gardez-le !"
Alain Juppé, venu "en voisin et en ami", a parcouru les rues de la ville, ponctuant chaque poignée de mains d'un "Vous avez un bon maire, gardez-le !". François Fillon a livré un discours combatif, stigmatisant "une gauche qui dit non à tout", et promettant une nouvelle fois de "tenir le cap des réformes". Acclamé, il a longuement rendu hommage à son ministre, rappelant que "le service minimum à l'école, c'est Xavier qui l'a proposé" et soulignant que seuls les maires UMP soutiennent cette idée. En chef de la majorité, François Fillon a aussi lancé un appel aux abstentionnistes. "A Périgueux comme dans toute la France", a-t-il lancé, "rien n'est écrit, rien n'est joué d'avance (...) il ne faut pas qu'ils regrettent pendant six ans de s'être abstenus".
Le Premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, était également à Périgueux jeudi soir, pour soutenir le candidat Michel Moyrand. Les élections municipales ne sont "pas le 3e tour" de la présidentielle ni des législatives, mais "tout l'enjeu est de savoir si la politique menée depuis dix mois va être corrigée ou amplifiée", a-t-il affirmé en marge d'un meeting ayant réuni environ 500 personnes.
D'après agence
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