François Fillon sur europe 1Les sondages
"Je ne suis pas embarrassé par les sondages, ni quand ils montent, ni quand ils descendent", a déclaré mardi François Fillon sur Europe 1. "Ce qui compte, c'est les élections. Sarkozy a été élu en mai 2007. Son bilan, ce sera à la fin de son mandat, c'est là qu'il faudra le juger. Prenons nos distances par rapport aux sondages qui sont terriblement ambigus. Le président a une très grande capacité de rebond, il sait où il va". Le chef du gouvernement a également jugé "assez pathétique" le revirement de certains commentateurs à l'égard du chef de l'Etat.
UIMM
La présidente du Medef Laurence Parisot "a eu la bonne réaction" dans l'affaire de la prime de départ accordée par l'UIMM à Denis Gautier-Sauvagnac, a déclaré François Fillon sur Europe 1. Le chef du gouvernement refuse toutefois de "se substituer à la justice" dans ce dossier. "Il y a une instruction judiciaire en cours", a-t-il simplement commenté.
Augmentation des prix
L'action la plus efficace que peut mener le gouvernement sur les prix, c'est "d'accroître la concurrence", a affirmé François Fillon sur Europe 1. "L'augmentation forte des prix s'explique par la variation désordonnée du cours des monnaies et par la pression accrue sur les matières premières. Aujourd'hui, la demande mondiale est extrêmement forte, la France doit donc d'adapter", a-t-il estimé.
Municipales
Pour le chef du gouvernement, le débat des municipales est "forcément local et national". "Par exemple sur le service minimum à l'école, la gauche n'en veut pas. Les électeurs doivent penser à tout ça en votant". Selon lui, "la gauche tente de transformer ce scrutin en un troisième tour de présidentielle pour se refaire une santé. Mais les élections municipales n'auront pas d'impact sur la politique du chef de l'Etat, qui poursuivra sa politique de réformes", a-t-il déclaré.
Budget
Le Premier ministre a ensuite assuré qu'il n'y aurait "pas de plan de rigueur" après les élections municipales. "Il y a un budget 2008 qui a été voté par le Parlement, il sera mis en oeuvre", a-t-il déclaré. "Naturellement, en fonction de la croissance et des rentrées fiscales, comme tout gouvernement, on fait des ajustements sur les dépenses. Ca n'a rien à voir avec un plan de rigueur", a-t-il dit.
Les réformes
Pour François Fillon, la France n'a "pas le droit de faire une pause dans les réformes". Et de souligner que son gouvernement allait, après les élections, "plutôt accélérer, avec des mesures pour les PME, un soutien des nouvelles technologies et une réforme de la distribution du livret A. Nous souhaitons également plus de flexibilité dans les entreprises, la réforme de la représentativité syndicale et la possibilité de négocier le temps de travail par entreprise". Le Premier ministre a souligné que la France sera "très près de 2% de croissance" fin 2008. "On est en train de faire les réformes qui vont nous permettre d'aller chercher les dixièmes de points supplémentaires", a-t-il jugé.
Un remaniement ?
Le Premier ministre a enfin souligné qu'un remaniement du gouvernement au printemps n'était pas "d'actualité".
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