Image d'archives © LCI9 à 0. La gauche est désormais à la tête de 60 des 101 départements français, neuf d'entre eux ayant basculé à l'issue du second tour des élections cantonales dimanche. La gauche conquiert l'Ain (à droite depuis 32 ans), l'Allier, la Corrèze, la Côte d'Or, l'Indre-et-Loire, les Deux-Sèvres, le Lot-et-Garonne, la Somme et le Val d'Oise. Selon une totalisation en voix du ministère de l'Intérieur, la gauche a obtenu 51,28%, dans les cantons, réalisant un meilleur score encore qu'en 2004 (47%), où elle l'avait pourtant largement emporté. La droite a de son côté recueilli 44,52% des suffrages et le MoDem 3%.
En Corrèze, la gauche dispose désormais de 19 sièges contre 18 à la droite, ce qui devrait permettre à François Hollande, Premier secrétaire du PS et député de la Corrèze, de s'emparer de la présidence de l'assemblée départementale, en remplacement de Jean-Pierre Dupont (UMP). En Indre-et-Loire, le conseil général devrait être présidé, pour la première fois, par une femme, Claude Roiron (PS), adjointe à la sécurité à la mairie de Tours. Dans le Val-d'Oise, le conseil général passe à gauche à un canton près, avec 22 voix d'avance sur la droite. Le Conseil général de Seine-Saint-Denis bascule en outre dans le giron du PS, qui détient désormais 17 sièges contre 13 au PCF, après quarante ans de gouvernance communiste.
La droite est quant à elle parvenue à se maintenir en Lozère notamment, même si la gauche gagne un siège, dans l'Aveyron, où elle perd 6 sièges, dans le Rhône, où elle perd deux cantons, et dans l'Orne, où le PS a toutefois grignoté du terrain. Elle conserve aussi sans souci l'Indre, l'Aube, la Haute-Savoie, l'Yonne, la Haute-Loire, le Var, le Loir-et-Cher, les Hauts-de-Seine, les Ardennes ou encore la Mayenne, bien ancrés à droite. La Haute-Marne, où le sort des principales villes avait été scellé dès le 1er tour, dont Chaumont prise par le secrétaire d'Etat à la Consommation Luc Chatel, maintient son ancrage à droite dans les 4 derniers cantons qui restaient à attribuer. La Charente-Maritime et l'Eure-et-Loire restent finalement à droite.
Ailleurs, la gauche se renforce
Outre les départements pris à la droite, la gauche a renforcé sa mainmise dans le Doubs, dans l'Essonne, dans les Bouches-du-Rhône, dans le Tarn-et-Garonne, dans le Gard, en Isère, dans les Alpes-de-Haute-Provence, dans les Hautes-Pyrénées, dans le Pas-de-Calais, où elle a gagné quatre sièges, en Loire-Atlantique (+4 sièges également), au conseil général du Cher, conquis en 2001 avec un seul siège, où elle a remporté deux sièges supplémentaires, dans l'Oise, où elle détenait jusque là une courte voix d'avance et désormais quatre, en Gironde où elle a également gagné trois nouveaux sièges, en Pyrénées Orientales (+2 sièges), dans la Drôme (+4), en Haute-Garonne (+3) et dans le Val-de-Marne, avec le basculement en sa faveur de trois communes et surtout le gain de six cantons.
En Ille-et-Vilaine, où elle est arrivée au pouvoir en 2004 pour la première fois depuis 1848, elle gagne même quatre sièges alors que 26 cantons étaient en jeu. 33 sièges lui sont désormais acquis contre 20 pour la droite. Mais la plus belle 'poussée' a été réalisée en Saône-et-Loire, avec six nouveaux sièges et l'arrivée d'Arnaud Montebourg. La gauche conserve en outre sans surprise le conseil général de Haute-Saône, ainsi que la Seine-et-Marne, le Puy-de-Dôme, les Côtes d'Armor, la Nièvre et la Creuse.
"Troisième tour"
Le "troisième tour" des cantonales doit se dérouler jeudi,avec l'élection des présidents des conseils généraux. Au sein du PS François Hollande prendra la tête de la Corrèze et Arnaud Montebourg les rênes de la Saône-et-Loire. Des surprises ne sont pas exclues comme dans les Hautes-Alpes, l'Aveyron, ou bien encore la Vienne, voire le Rhône, du fait de la présence d'élus sans étiquette ou classés divers droite ou gauche.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




