Pierre Moscovici, le 8 janvier 2008 © TF1/LCIQui pourra succéder à François Hollande comme Premier secrétaire du Parti socialiste ? Lionel Jospin est sorti de sa réserve vendredi pour tracer le portrait du futur leader : une "personnalité dotée d'une culture et d'une expérience politiques indiscutables" qui "connaisse le PS et respecte ses militants". Un portrait qui ressemblerait à Bertrand Delanoë ou Martine Aubry. Ségolène Royal semble écartée dans l'optique de l'ex-Premier ministre. Mais d'autres candidats se pressent dans l'optique du Congrès prévu en novembre.
Egalement candidat au siège de Premier secrétaire, Pierre Moscovici, député européen et député du Doubs, s'est livré à son tour dimanche sur Canal + au petit jeu du portrait chinois. Selon lui, "notre premier secrétaire, le prochain (...) doit surtout être quelqu'un qui peut faire travailler les autres (...) et pas quelqu'un qui est candidat à la présidentielle". Et dans l'optique du congrès qui doit s'ouvrir à l'automne prochain, il distille ses conseils : notamment, "éviter un débat de présidentiables au congrès, parce que si on fait ça alors pour le coup la boîte à claques va s'ouvrir. Ce sera extrêmement violent et à l'arrivée on croira avoir réglé le problème du leardership mais on ne l'aura pas fait parce qu'après il y aura un match revanche. La légitimité de celui ou celle qui aura gagné dans ces conditions ne serait pas assurée".
Les ministres de gauche "condamnés à partir rapidement"
Pierre Moscovici a par ailleurs estimé que le remaniement ministériel effectué mardi dernier sonnait le glais de la politique d'ouverture à gauche de Nicolas Sarkozy. "C'est un retour aux fondamentaux, c'est le retour de l'UMP : quelques pitbulls, quelques Sarko girls, quelques Sarko boys", a-t-il dit, en citant notamment les nouveaux secrétaires d'Etat à la Francophonie et à la Famille, Alain Joyandet et Nadine Morano. Selon le député européen, l'ouverture n'a servi "à rien": "Je ne vois pas au cours de la dernière année quelle mesure a été inspirée par une logique de gauche". Il a prédit le départ des ministres de gauche du gouvernement à la fin de la présidence française de l'Union européenne, en décembre 2008.
"L'ouverture, c'est fini comme projet politique, mais je crois que ce sera fini tout court après la présidence européenne. Je pense que ces ministres sont condamnés à partir rapidement et franchement, je crois qu'ils n'auraient pas dû" entrer au gouvernement, a diagnostiqué le député du Doubs. "Ils ont servi un moment donné à brouiller un peu les cartes, à brouiller l'image, ils ont servi Sarkozy effectivement (...) je crois qu'ils ont perdu leur temps".
D'après agence
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