Les réactions des ténors

Par D'après agences, le 09 mars 2008 à 20h28 , mis à jour le 10 mars 2008 à 00h43

"Tout reste ouvert et rien n'est gagné", prévient le leader socialiste Francois Hollande. Pour l'UMP, Patrick Devedjian évoque des résultats "pas si mauvais".

TF1François Hollande © TF1

Les ténors de gauche se sont réjouis, mais dans la mesure, au soir du premier tour des élections municipales.


Royal : "Un vote sanction"


Ségolène Royal : L'ancienne candidat PS à l'élection présidentielle a estimé dimanche soir sur France 2 que le premier tour des élections municipales était un "vote sanction" pour le pouvoir. "Il faut que ce vote sanction s'amplifie dimanche prochain sinon rien ne changera", a-t-elle poursuivi.


François Hollande : Le premier secrétaire du Parti socialiste a lancé dès dimanche un appel à la mobilisation pour le deuxième tour des élections, jugeant les résultats du premier tour "encourageants" pour la gauche. "Tout reste ouvert et rien n'est gagné ou joué. C'est encourageant mais une autre étape doit être maintenant franchie", a déclaré François Hollande  lors d'une brève déclaration de la ville de Tulle, en Corrèze. Il a salué la forte participation au niveau national.


Julien Dray : Le porte-parole du Parti socialiste s'est réjouit sur France 3. "La gauche est là et bien là".


Pierre Moscovici : Le député PS, a estimé sur France 2 que le premier tour des municipales était "une première sanction pour le pouvoir" avec "un vote qui se porte avec beaucoup de force sur la gauche et sur le Parti socialiste".
 
Devedjian : "Pas si mauvais"
 
Ministres et ténors de droite ont relativisé les résultats du premier tour et appelé leur électorat à se mobiliser pour le second tour.


François Fillon : Le Premier ministre a demandé dimanche aux électeurs de "ne pas mélanger les enjeux" lors du second tour des élections locales, assurant que l'opposition voulait "exacerber les clivages" et que son gouvernement "tiendra le cap des réformes". "A cette heure, les chiffres du premier tour sont encore indécis, mais ils sont plus équilibrés que ce qui nous avait été annoncé tout au long de cette campagne", a déclaré le Premier ministre. "Le second tour est donc plus que jamais entre les mains des électeurs", a-t-il ajouté.


Patrick Devedjian : Le secrétaire général de l'UMP a relativisé dimanche sur TF1 les résultats des municipales pour la droite. "Ce ne sont pas de bons résultats naturellement, mais en même temps ils ne sont pas si mauvais que les sondages les ont annoncés", a-t-il affirmé."J'espère que le désaveu des sondages que, malgré tout, les résultats vont donner ce soir, rappellera à notre électorat de ne pas se décourager", a-t-il ajouté.
 
Roselyne Bachelot : La ministre de la Santé, a appelé, dimanche sur France 3, la gauche à "se garder de tout triomphalisme", n'y voyant "absolument pas" de sanction à l'égard du gouvernement et du président de la République.


Rachida Dati : La garde des Sceaux a appelé de son côté sur TF1 les électeurs à ne "pas donner de chèque en blanc au Parti socialiste" au soir du premier tour des élections. "Il faut absolument se mobiliser pour le second tour",a-t-elle ajouté.


Bayrou :  "un vote d'avertissement"


François Bayrou : Le président du Mouvement démocrate, a déclaré dimanche sur TF1 que le premier tour des municipales n'avait pas vu "un vote d'adhésion" à la gauche mais "un vote d'avertissement" au gouvernement. Il a ajouté que que son mouvement ne donnerait "pas de consigne générale" pour le deuxième tour des municipales, mais examinerait la situation "ville par ville, candidat par candidat".

 

Marie-George Buffet : La secrétaire nationale du parti communiste veut rassembler afin de confirmer la "reconquête" de nombreuses villes : "Pour faire de ce vote les prémices d'une large victoire dimanche prochain, j'appelle au plus large rassemblement à gauche face à la droite".

 

Jean-Marie Le Pen : Le président du FN a affirmé sur TF1 que les municipales montraient "un net redressement du Front national". "Ces élections ne sont pas le terrain de prédilection du Front national, puisque nous ne présentions pour des raisons souvent financières - et qui sont  consécutives aux élections législatives - qu'une centaine de listes sur environ les 10.000 villes de plus de 3.500 habitants", a-t-il déclaré.

 

Olivier Besancenot : Le porte-parole de la LCR a déclaré sur TF1 que "l'exaspération" vis-à vis "des politiques nationales" a "profité à la gauche et à la gauche de la gauche". "Il y a des endroits où on fait des petites percées", a-t-il souligné. "La question des salaires et des licenciements" a été au coeur de la campagne, a-t-il ajouté.

Par D'après agences le 09 mars 2008 à 20:28
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2 Commentaires

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  • Roger, le 09/03/2008 à 21h50

    C'est fou ! La gauche ne semble savoir avoir du succès que grâce au vote sanction pour s'opposer à M.Sarkozy, et pas grâce à ses idées propres. C'est triste...

  • Mali, le 09/03/2008 à 21h39

    C'est une honte en fait la gauche a réussi parce les gens n'ont pas fait leur devoir! si tout le monde aurait voté cela ne finirait pas comme cela! dommage le Français est un veau comme le disair le General de Gaulle

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