Interdit de mourir dans sa commune !

Par K.P. (avec agence), le 06 mars 2008 à 16h05 , mis à jour le 06 mars 2008 à 16h20

A quatre jours du scrutin, il est interdit de mourir dans sa commune et il est difficile d'accoucher près de chez soi !

Gérard LalanneGérard Lalanne, maire de Sarpourenx © LCI

Sarpourenx (Pyrénées-Atlantiques)
 
Interdit de mourir dans sa commune !
Il y avait déjà un précédent à Cugnaux en Haute-Garonne en novembre 2007. Le maire de Sarpourenx a pris un arrêté "interdisant" de décéder sur le territoire de sa commune et menaçant les contrevenants de sévère sanction, a-t-il indiqué mercredi. Gérard Lalanne, qui affiche l'arrêté en mairie depuis le 13 février, entend ainsi protester contre une décision de justice  l'empêchant, au terme de plusieurs années de procédure, d'exproprier un terrain  agricole privé de 5.000 m² pour agrandir son cimetière de 400 m². "Avec ça, on était tranquille pour des siècles", se lamente le maire, qui, élu depuis 1971, brigue cette année un septième mandat. "Si certains meurent, eh bien, il se débrouilleront. Le premier mort qui arrive, je l'envoie au représentant de l'Etat dans le département...",  ajoute-t-il, soulignant l'urgence d'un agrandissement du cimetière, même si la  commune de 260 habitants n'a enregistré qu'un décès en 2007. La mairie de Cugnaux, qui convoitait un terrain  situé sur le périmètre de sécurité d'une base militaire voisine, avait annoncé en janvier avoir obtenu satisfaction auprès de la préfecture.
 
Clamecy (Nièvre)
 
70 maires refusent d'organiser les élections dimanche  
Quelque 70 maires de la région de Clamecy ont confirmé leur refus "d'organiser les élections" de dimanche, pour protester contre la fermeture d'une maternité, a-t-on appris jeudi auprès de certains d'entre eux. "70 maires sur les quelque 92 communes de l'arrondissement de Clamecy [...] ont décidé de ne pas répondre aux réquisitions du  préfet" de la Nièvre, a annoncé Bernard Bardin, maire PS de Clamecy. Selon lui, "ces élus ne s'opposeront toutefois pas à l'organisation de ces élections par des représentants du préfet, en laissant libre l'accès aux salles communales et au matériel de vote". "Des affiches et des banderoles seront apposées devant ces salles et ces mairies concernées pour signaler au public qu'elles sont réquisitionnées", a  ajouté Bernard Bardin. Selon Christian Paul, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot "ne nous a pas  écoutés" et c'est "en conscience et pour défendre une juste cause, avec l'un des moyens dont nous disposons, (que) nous avons exprimé notre colère devant  l'abandon dont notre territoire est la victime". Le député socialiste a appelé "tous les élus et la population" à manifester  le 9 mars devant l'hôpital de Clamecy. La maternité, dont dépendent quelque 33.000 usagers  répartis dans plus de 140 communes, doit fermer le 31 mars, conformément au rapport de l'Agence régionale de l'hospitalisation (ARH) évoquant des raisons  budgétaires et de sécurité. En 2007, la maternité de Clamecy avait procédé à 214 accouchements.

Paris

Cette lycéenne qui veut donner un nouveau souffle à la politique
Elle n'a encore jamais voté de sa vie mais elle se présente aux municipales. Anaïs Nahum, "18 ans et un mois" est candidate au scrutin des 9 et 16 mars prochain. Elle portera le numéro 30 sur la liste du Nouveau Centre menée par Pierre Vallet dans le 14e arrondissement de Paris. On lui a proposé, elle a dit "oui" tout simplement pour participer, elle aussi à la vie citoyenne, lui donner "un nouveau souffle". Son intérêt pour la politique, cette lycéenne en terminale S à l'école alsacienne, l'explique par une lecture assidue des journaux, des discussions familiales "à 120 décibels", et par cette "expérience incroyable" que la campagne représente. Ces derniers temps, Anaïs Nahum n'a pas le temps de souffler. Réviser pour le bac, remplir les dossiers de candidature pour la prépa HEC, qu'elle envisage de faire, les distributions de tracts sur les marchés, les meetings... Elle court, elle court. Elle aime ça être occupée. "La plupart de mes amis pensent que je suis folle", dit en rigolant cette jolie brune. "Moi, je veux leur prouver que les municipales servent à quelque chose". Quand on lui demande de parler de ce qu'elle aime, Anaïs Nahum parle guitare, philosophie, mathématiques, les soirées à jouer aux cartes avec des amis ou encore... regarder les émissions politiques. Très sérieuse Anaïs.

Par K.P. (avec agence) le 06 mars 2008 à 16:05
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3 Commentaires

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  • Sturm, le 06/03/2008 à 21h39

    Je suis tres fier que des jeunes montrent l'exemple de ce que doit etre une demarche citoyenne. Bravo anais

  • André, le 06/03/2008 à 18h43

    Ouf ! enfin une histoire drole ! et elle n'est mème pas Belge.

  • Mario, le 06/03/2008 à 18h42

    Et c'est quoi la sanction si jamais on meurt dans cette commune ? Un PV ? Une confiscation du cercueil ? N'importe quoi !

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