Charles Ceccaldi-Raynaud © LCI![]() |
| Une situation illégale selon l'opposant Christophe Grébert |
Christophe Grébert jette un pavé dans la mare de Puteaux au lendemain du second tour. Sur son blog (monputeaux.com), le bloggeur, farouche opposant à la majorité municipale, fait remarquer que trois membres de la famille Ceccaldi-Raynaud figurent parmi les élus potentiels du nouveau conseil municipal. Il a lui-même recueilli 25,37% dimanche pour sa liste sans étiquette "Puteaux ensemble" dont 5 élus seront désignés.
Le fils de la maire UMP sortante, Vincent, fait partie de la liste UMP, en position éligible. L'élection a vu Joëlle Ceccaldi-Raynaud, s'imposer avec 52,98% des suffrages exprimés, notamment contre son père et ancien maire (1969-2004) Charles, dont la liste dissidente a obtenu un élu avec 7,75% des voix. Or, l'article L238 du code électoral prévoit que "dans les communes de plus de 500 habitants, le nombre des ascendants et descendants (...) qui peuvent être simultanément membres du même conseil municipal est limité à deux".
Réponse vendredi
Contacté, le cabinet de la maire sortante s'est borné à indiquer que "le problème se pose" et que les "textes parleront" pour le régler. D'après Christophe Grébert, c'est Charles Ceccaldi-Raynaud, celui qui a recueilli le moins de voix, qui devrait en faire les frais, selon le règlement en vigueur. Tête de liste, il devrait être contraint de céder la place à sa première colistière.
Charles Ceccaldi-Raynaud, 82 ans, entretient les pires relations avec sa fille depuis qu'il a voulu, en 2004, récupérer la place de maire qu'il lui avait cédée quelques mois plus tôt pour des raisons de santé. Le nouveau conseil municipal de Puteaux, très riche ville des Hauts-de-Seine où se trouve une partie du quartier d'affaires de La Défense, siègera vendredi à 19H00.
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