Sarkozy et Fillon au sommet de Nice en novembre 2007 © AbacapressQuand ?
Le remaniement ministériel devrait être annoncé mardi en fin d'après-midi.
Comment ?
Sans tambour ni trompettes, sous la forme d'un simple communiqué de l'Elysée pour "banaliser" les modifications de l'équipe Fillon.
Quelle ampleur ?
L'entourage présidentiel le répète à l'envie, et Claude Guéant le confirme lundi matin dans La Croix : il s'agit d'un "remaniement technique". "Il n'est pas question de toucher à l'architecture générale du gouvernement ou aux grands postes avant le début de l'année prochaine", explique le secrétaire général de l'Elysée.
Quels partants ?
Il n'y en aurait qu'un et son nom est déjà connu : élu à Nice, Christian Estrosi, secrétaire d'Etat à l'Outremer, a démissionné dimanche soir.
Donnés partants depuis plusieurs semaines, Hervé Morin (Défense) et Christine Boutin (Logement) auraient finalement sauvé leur peau. Et les perdants des municipales ne devraient pas être sanctionnés : Christine Lagarde (Economie), Christine Albanel (Culture), Xavier Darcos (Education) et Rama Yade (Droits de l'Homme) continueront donc l'aventure au sein du gouvernement Fillon .
Quels entrants ?
Le poste vacant à l'Outremer pourrait échoir au député UMP Yves Jego. De nouveaux portefeuilles pourraient être créés, comme celui consacré à l'Economie numérique. Laurent Wauquiez pourrait en être en charge . Mais le nom de Thierry Solère, conseiller du président en matière de nouvelles technologies a aussi été cité le week-end dernier. Et si Christine Albanel avait finalement réussi à conserver ses prérogatives en ce domaine ? Car le nom de Laurent Wauquiez est également cité lundi soir à l'Emploi, aux côtés de Xavier Bertrand (Travail). Luc Chatel, actuel secrétaire d'Etat à la Consommation et au Tourisme, devrait devenir porte-parole du gouvernement.
Par ailleurs, un secrétariat à l'Aménagement du territoire pourrait être confié à Michel Mercier ou à Nadine Morano, malgré son échec à Toul, et le haut-commissariat au Grand Paris, à Anne-Marie Idrac, ex-patronne de la SNCF. Hubert Falco, réélu à la mairie de Toulon au premier tour, devrait également faire son entrée au gouvernement.
Et l'ouverture ?
Recadrage à droite oblige, et même si 64% des Français (sondage Ipsos-Dell) souhaitent que cette politique se poursuive, l'ouverture va subir un coup d'arrêt. "On maintiendra le même nombre de ministres d'ouverture mais celle-ci ne prendra pas plus d'ampleur" explique Claude Guéant alors que le nom de Claude Allègre circulait avec de plus en plus d'insistance.
A l'Elysée...
Exit David Martinon (porte-parole), qui pourrait devenir consul de France à New-York ou Los Angeles, et Georges-Marc Bénamou (conseiller culture) qui part à la Villa Médicis. Emmanuelle Mignon, qui avait défrayé la chronique avec ses déclarations sur les sectes, garde son poste, tout comme Henri Gaino. Mais les deux devront apprendre à se faire plus discrets. Franck Louvrier, qui redevient responsable de la communication présidentielle, y veillera. Tout comme ce dernier, l'ancienne journaliste Catherine Pégard devrait voir son rôle renforcé avec la responsabilité des affaires politiques, assistée par Jérôme Peyrat.
A l'UMP...
Critiqué dans l'entre-deux tours, victime de "tirs nourris" des époux Balkany, Patrick Devedjian conserve les commandes de l'UMP, Nicolas Sarkozy lui ayant renouvelé toute sa confiance lors d'un entretien samedi.
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| Exclusif : les réactions politiques comme vous ne les avez pas vues à l'antenne |
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