Sarkozy exclut tout "plan de rigueur"

Par K.P., le 19 mars 2008 à 12h32 , mis à jour le 19 mars 2008 à 16h30

Lors du premier conseil des ministres du gouvernement remanié, le chef de l'Etat a choisi de parler "réformes". Il maintient le cap face à "l'impatience" exprimée, selon lui, par les Français.

Jean-Louis Borloo, Dominique Bussereau, Anne-Marie Idrac, Christian BlancMinistres dans la cour de l'Elysée © TF1

Le président de la République s'est exprimé sur la politique économique durant le premier conseil des ministres tenu en présence des 38 membres du gouvernement remanié mardi, dont les six nouveaux secrétaires d'Etat. Nicolas Sarkozy a dit refuser de "se résigner à ne pas tenir tous les engagements pris" malgré une conjoncture économique défavorable. "Au plan national, ces élections ont exprimé une attente, une impatience, une interrogation aussi sur la possibilité que les engagements de la campagne présidentielle puissent être tenus dans une conjoncture que chacun perçoit comme plus difficile", a-t-il estimé, selon le texte de son intervention diffusé par l'Elysée. Il faut au contraire tout faire pour mettre en œuvre la masse critique des réformes", a souligné Nicolas Sarkozy, concédant que "les résultats ne peuvent être immédiats".
 
"Il n'y aura ni ralentissement des réformes, ni plan de rigueur", a poursuivi le chef de l'Etat dans une réponse aux critiques de l'opposition de gauche. Nicolas Sarkozy a défendu dans le même esprit le "paquet fiscal" adopté à l'été 2007, cible des critiques de la gauche, en affirmant que ces mesures n'avaient pas "diminué les marges de manœuvre" du gouvernement. "En réalité, dans la conjoncture actuelle, on se rend compte qu'il les a accrues", a-t-il dit. "Notre objectif reste l'équilibre des comptes à l'horizon 2012", a-t-il rappelé. Nicolas Sarkozy a fixé quatre priorités à l'équipe Fillon : travail, compétitivité, modernisation de l'Etat et maîtrise des finances publiques. Le rendez-vous des retraites "sera l'affaire du deuxième trimestre" [...] "Je n'oublie pas bien sûr la réforme de notre Constitution", a ajouté Nicolas Sarkozy.
 
Les Français sévères avec la politique économique
 
Le pouvoir a encore fort à faire pour convaincre les Français. 63% d'entre eux jugent "mauvaise" la politique économique du gouvernement, selon le baromètre mensuel de l'institut BVA pour Les Echos. Des mécontents plus nombreux de 5 points par rapport à février 2008 contre 34% qui l'apprécient. "Avec 2 points de moins en bonnes opinions et surtout 5 points de plus en mauvaises, le niveau de répartition des opinions est le strict inverse de ce  qu'il était lors de l'arrivée de Nicolas Sarkozy à l'Elysée en mai 2007 (62% de  bonnes opinions et 30% de mauvaises)", relève BVA. "Si cette tendance n'était pas stoppée au cours des semaines à venir, il est  probable que le gouvernement parvienne à égaler (en mai) puis dépasser (en juin)  les pires performances enregistrées sur cet indicateur par Dominique de Villepin  en juin 2006 (à l'époque on comptait 74% de mauvaises opinions contre 23% de  bonnes)", ajoute l'institut.
 
Par ailleurs, 75% des personnes interrogées pronostiquent un "faible niveau  de croissance" et 68% une "hausse des impôts" pour 2008. 61% des Français étaient persuadés avant les élections municipales qu'un plan de rigueur allait être mis en œuvre après le vote. Seuls 37% anticipent un krach immobilier et 33% une forte hausse de la Bourse et des valeurs du CAC 40.
 
Concernant l'interprétation du vote des municipales, 40% des Français souhaiteraient que Nicolas Sarkozy accentue le rythme des réformes, notamment en  matière de retraites, de déficits et de dépense publique. 51% jugent qu'il devrait adapter sa politique en matière sociale et de défense des services  publics.
 
Sondage BVA réalisé par téléphone les 14 et 15 mars auprès d'un échantillon de 1.008 personnes représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus.

 

Par K.P. le 19 mars 2008 à 12:32
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11 Commentaires

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  • Pascal, le 19/03/2008 à 14h40

    On continue les reformes bien sur! C'est pour ca que nous avons choisi Nicolas Sarkozy. J'ai confiance en Nicolas Sarkozy. Il est le President qu'il faut a la France. Il faudrait aussi que la gauche (principalement Hollande et royal) adopte une attitude responsable et constructive et surtout arrete de toute urgence sa propagande anti tout qui nuit a la France et au bien des francais. Il faut etre une veritable cruche imbecile pour croire ce que disent les leaders de la gauche. Pardon, mais faut vraiment etre un cretin accompli pour penser que des reformes a peine votees, ou pas encore votees, puissent deja remplir les poches des francais. Un peu de bon sens! La gauche c'est, quand elle est au pouvoir (heureusement que c'est rare) pour ruiner la France, et quand elle est dans l'opposition (heureusement que c'est souvent) pour empecher la droite de reparer les degats. Il y a des phrases de Royal qui sont de veritables encouragement a la guerre civile. C'est simplement inacceptable de la part de quelqu'un qui pretend a la fonction supreme (qu'elle ne tiendra jamais d'ailleurs).

  • Olivier, le 19/03/2008 à 14h38

    "Nicolas Sarkozy a fixé quatre priorités à l'équipe Fillon : travail, compétitivité, modernisation de l'Etat et maîtrise des finances publiques." Et le pouvoir d'achat? enfin le notre, pas le sien bien sur, lui n'a pas attendu pour l'augmenter. Travaillez plus, pour que je gagne plus, lamentable.

  • Gilles, le 19/03/2008 à 14h14

    Un secretaire d'état au developpement de la région capitale ?, En france il n'y a pas que Paris, il y a certainement des projets dans toutes les regions pour creer des emplois encore faut il leur donner les moyens financier et d'interconnexion (TGV, autoroute ...) pour accelerer leur developpement.

  • BB16, le 19/03/2008 à 14h09

    L'un des rares plans de rigueur que la FRANCE ait connu est celui de MAUROY en 1983 après deux ans de gabegie socialiste .

  • Querci, le 19/03/2008 à 13h57

    Avec la baisse du pouvoir d'achat il n'y a pas besoin de plan de rigueur.demandez a certains francais,qui n'arrivent plus a boucler leurs fins de mois.ca c'est la realite.

  • Baudoin IV, le 19/03/2008 à 13h43

    Et voila, les français ont encore cru fabius et sa clique, les menteurs professionnels.Ils se sontfait avoir avec le plan B de la constitution europeenne , la TVA sociale et maintenant le plan de rigueur.... Il est plus facile de faire peur e c'est la voie qu'a choisie la gauche , avec succes.

  • Revolté, le 19/03/2008 à 13h34

    ? Ou est mon commentaire de ce matin?

  • Encore des mots, le 19/03/2008 à 13h34

    Que du blabla ce nico

  • Antoine, le 19/03/2008 à 13h31

    "une conjoncture économique défavorable" ben voyons Alors pourquoi sa rémunération de ministre de l'intérieur a été prolongée jusqu'au 1 janvier 2008 jour d'entrée en vigueur de son augmentation officielle de 206% sachant qu'il aurait dû cesser de le toucher au 1 octobre.

  • Alain, le 19/03/2008 à 13h21

    Et alors je vois pas ce qu'il a de mal a un plan de rigueur, on est ruiné et l'économie mondiale est en train de plonger... Prix du pétrole, des matières premieres, etc Que dit la gauche ? Rien.

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