Jean Tiberi sur le marché Monge, dans le Ve arrondissement de Paris, le 14 mars 2008 © LCI / Axel ConstantinoffUne trentaine de candidats et électeurs du Ve arrondissement ont déposé vendredi un recours auprès du tribunal administratif. L'ex-tête de liste PS Lyne Cohen-Solal, entre autres, met en cause la victoire du maire sortant UMP Jean Tiberi aux municipales.
Des rivaux de Jean Tibéri, dont la finaliste socialiste au second tour, ont déposé un recours appelé "protestation électorale" auprès du tribunal administratif. Selon l'avocate de Lyne Cohen-Solal, Claude Pollet-Bailleux, cette protestation se fonde sur "une rupture d'égalité entre les candidats", Jean Tiberi ayant selon elle "profité d'avantages de la mairie durant la campagne électorale", ainsi que sur un "nombre anormalement élevé de votes par procuration" et de "fausses domiciliations dans des hôtels".
Les faux électeurs refont surface ?
D'autre part, quatre candidats Verts dont la tête de liste Laurent Audouin ont aussi déposé un recours en annulation de l'élection. Ils contestent "la validité des listes électorales parce que la liste des 850 faux électeurs établie par le Conseil constitutionnel n'a jamais été révélée", a indiqué Laurent Audouin.
Jean Tiberi, maire du Ve depuis 25 ans, l'a emporté de justesse le 16 mars avec 225 voix d'avance soit 45% des suffrages sur la socialiste Lyne Cohen-Solal que tous les sondages annonçaient vainqueur dans une triangulaire avec le candidat MoDem Philippe Meyer.
Peu avant l'élection, onze personnes, dont l'ancien maire de Paris Jean Tiberi et sa femme Xavière, avaient été renvoyées devant le tribunal correctionnel, dans l'enquête sur les faux électeurs du Ve arrondissement ouverte il y a plus de dix ans.
| Bayrou saisit la Commission des comptes de campagne |
Le président du MoDem a décidé de saisir la Commission nationale des comptes de campagne à la suite de "graves irrégularités" constatées, selon lui, à Pau. Parmi ces irrégularités figure notamment la publication d'un journal de campagne gratuit, favorable au maire sortant Yves Urieta, ex-PS soutenu par l'UMP, qui a impliqué "la mise en œuvre de moyens financiers sans commune mesure avec les comptes de campagne", a indiqué François Bayrou. Les frais d'impression et de distribution cumulés atteignent à eux seuls le plafond de dépenses de campagne de 90.000 euros autorisé pour un candidat à Pau, selon un avocat présent sur la liste du député béarnais. La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques peut enquêter sur la régularité des comptes des candidats et, le cas échéant, saisir le tribunal administratif des irrégularités constatées. François Bayrou a été devancé au second tour de 342 voix par la liste de la candidate socialiste Martine Lignières-Cassou. |
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