François Fillon devant sa majorité © TF1/LCILe gouvernement Fillon s'imprègne de la "culture du résultat". Timidement. Proposée à l'automne, l'évaluation des ministres a débuté par une série de réunions en 2008 directement au cabinet du Premier Ministre. Les discussions vont se poursuivre en juillet à Matignon. L'objectif n'est plus de d'évaluer directement les ministres mais leurs politiques. L'évaluation "intégrera l'évaluation des politiques publiques, ainsi que les mesures prises lors de la révision générale des politiques publiques annoncées aujourd'hui", fait valoir l'entourage de Fillon dans le Figaro.
Eric Besson, secrétaire d'Etat à la Prospective, est chargé de coordonner la création des critères d'évaluation. Les administrations ont succédé à un cabinet de conseils, Mars and Co, dont le rôle, critiqué, était de dresser les "barèmes de notations". Des critères plus ou moins objectifs sont retenus. Par exemple, au ministère de l'Economie, Christine Lagarde devra être attentive au taux d'emploi des seniors, le taux de recouvrement de l'impôt, ou à la survie des entreprises trois ans après leur création.
A la Santé, Roselyne Bachelot sera jugée sur l'évolution des dépenses de santé, sur l'utilisation des génériques, mais aussi sur le nombre de médailles gagnées par les sportifs français lors des compétitions internationales. La ministre de la Santé est aussi ministre de tutelle des Sports. Sans surprise, le nombre de reconduites à la frontière est l'un des critères d'évaluation de Brice Hortefeux, le ministre de l'Immigration.
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