La une de libération du 25 avril © TF1-LCI"Sarkozy : un ton nouveau pour les réformes", titre Le Figaro. France-Soir relève en une "Le mea culpa de Sarkozy", tandis que Le Parisien juge le président "offensif" et titre : "L'hymne au travail". "Je m'énerve pas, j'explique", titre pour sa part Libération, tentant de décrire la prestation maitrisée du chef de l'Etat et remarquant en pages intérieures que le président a cherché manifestement à "garder son calme", tranchant ainsi selon le journal avec l'image de "Speedy Sarko". "Sarkozy admet des erreurs mais maintient le cap", estime La Tribune tandis que Les Echos utilise pour sa part en première page une phrase présidentielle: "Il n'y a pas d'alternative aux réformes".
La plupart des éditorialistes constatent qu'un an après son élection, le message renvoyé par les Français, via les instituts de sondages au chef de l'Etat a touché sa cible. "Habit neuf. Le ton a changé. Mais le fond? Nicolas Sarkozy a en partie abandonné le style d'avocat gouailleur et péremptoire dont il était si content et qui lui a fait tant de mal depuis dix mois (...) Le plaidoyer soudain plus humble du Président change un peu le décor. La pièce, elle, reste rigoureusement la même", estime Laurent Joffrin dans Libération. Pascal Aubert, dans la Tribune, a vu un président de la République qui a beaucoup expliqué, hier soir. "Trop peut-être (...) car le désir d'être complet, clair, pédagogique, de n'esquiver aucune question délicate ou embarrassante a laissé un sentiment de profusion proche de la confusion", écrit-il.
"Aucune marge de manoeuvre"
Yves Thréard, le directeur adjoint du Figaro estime, lui, que Nicolas Sarkozy a fait preuve d'une "certaine humilité" (écouter sa réaction) tandis que Raphaëlle Bacqué, grand reporter au Monde juge la prestation réussie sur la forme mais pense que le chef de l'Etat n'a "aucune marge de manœuvre sur le fond" (écouter sa réaction).
Même tonalité pour la presse régionale. "Nicolas Sarkozy, pour mieux envisager l'avenir, s'est soumis hier soir, souvent humblement et en reconnaissant d'emblée ses erreurs", souligne Didier Pobel (Le Dauphiné Libéré). Pour Françis Laffon (L'Alsace) il fallait "soigner le mal par le mal !". "Le chef de l'État a voulu signifier sa métamorphose - moins d'attirance pour les paillettes et les caméras - à travers une longue intervention... télévisée. Voici donc le nouveau... nouveau Sarkozy, lui qui a changé souvent de style. Nouveau? Pas tant que ça. Désormais, le président se veut humble", constate Francis Laffon.
(D'après agence)
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