Jacques Chirac, interrogé par TF1 le 22 novembre 2007 © TF1/LCIJacques Chirac a finalement pu rentrer chez lui plus tôt que prévu. Hospitalisé depuis jeudi soir à la Pitié-Salpêtrière, à Paris, pour l'implantation d'un stimulateur cardiaque (couramment appelé "pacemaker"), l'ancien chef de l'Etat devait, selon son bureau, "regagner son domicile dès la fin du week-end". Mais selon RTL et le Journal du Dimanche, il a en fait quitté l'hôpital dès samedi après-midi. Quant à l'opération elle-même, qualifiée de "bénigne" selon un communiqué, et "prévue depuis quelques jours suite à un examen de routine", elle a bien eu lieu et s'est "parfaitement déroulée".
Les médecins ont nénamoins recommandé à Jacques Chirac un temps de repos de deux à trois semaines avec un agenda allégé, selon son entourage. Il s'agit de la deuxième alerte de santé pour l'ancien président, qui a été victime en septembre 2005, d'un "petit accident vasculaire" cérébral, entrainant son hospitalisation pendant une semaine au Val-de-Grâce. Les deux incidents n'ont aucun lien, selon l'entourage de l'ex-président, qui a longtemps été un gros fumeur. Sa dernière apparition publique remonte au 17 mars dernier, quand il a participé, aux côtés de son successeur Nicolas Sarkozy, aux cérémonies d'hommage national, à Paris, à Lazare Ponticelli, le dernier survivant français de la guerre 1914-18 disparu à l'âge de 110 ans.
L'ancien président qui a consacré l'essentiel de sa vie à la politique -42 ans de vie publique , deux fois président, deux fois Premier ministre, 18 ans maire de Paris- a créé le mois dernier une fondation, "la Fondation Chirac pour le développement durable et le dialogue des cultures".
L'initiative doit lui permettre de continuer à "servir autrement" les Français, comme il s'y était engagé en annonçant le 11 mars 2007 qu'il ne briguerait pas de troisième mandat. En décembre dernier, six mois après son départ de l'Elysée, Jacques Chirac a été le premier ancien président de la République à être poursuivi par la justice, dans une affaire d'emplois présumés fictifs du temps où il était maire de Paris. En mars dernier, il a été convoqué en qualité de témoin par la justice dans l'enquête sur la Sempap, une ancienne imprimerie soupçonnée d'avoir participé au financement du RPR.
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