Edouard Balladur et Nicolas Sarkozy, présentant le comité de réforme sur les institutions © LCIL'ancien Premier ministre (UMP) Edouard Balladur recommande à Nicolas Sarkozy de "permettre aux Français d'y voir plus clair", dans une interview au Journal du Dimanche, alors que "beaucoup de choses ont été faites depuis un an, d'où le sentiment d'une certaine surabondance". L'ancien candidat à la présidentielle souhaiterait "par exemple que le gouvernement fasse savoir rapidement quel est son plan d'action pour 2008. A quel rythme il compte avancer, ce qui est prioritaire et ce qui peut être reporté à 2009". A propos de la polémique née de la volonté avortée de l'Etat de se désengager du financement de la carte de famille nombreuse de la SNCF, il estime qu'il "faut toucher avec d'infinies précautions à la politique familiale", "une priorité".
"Il n y a pas d'alternative : il faut oser", affirme-t-il, alors que le président doit s'exprimer à la télévision jeudi. Selon lui, "rarement on a fait autant en si peu de temps (...) Nicolas Sarkozy a montré qu'il avait le courage nécessaire pour entreprendre les réformes. Pourquoi lui ferait-il défaut pour les poursuivre?". "Depuis un an, les choses ont changé, la volonté de rénovation est affichée. Reste à faire les choses au bon rythme et à bien les expliquer aux Français", ajoute-t-il. Interrogé sur le manque de cohésion gouvernementale, Edouard Balladur affirme que les ministres n'ont "jamais contesté depuis un an une décision prise et confirmée", "c'est ce qui compte". Il "approuve la conception du 'Président qui gouverne'+", car "c'est lui qui a été élu par le peuple".
| Balladur : Sarkozy doit boycotter la cérémonie d'ouverture des JO "si rien ne change" |
Dans cette interviewx, Edouard Balladur estime en outre que "si rien ne change" d'ici août le président Nicolas Sarkozy ne doit pas assister à la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques à Pékin. Il souhaite que les 27 pays de l'UE prennent sur ce sujet "une position commune". "Rien n'est moins sûr", observe-t-il cependant. "Mais cela ne doit pas faire obstacle au fait que la France prenne sa propre décision. Faute de quoi cela signifierait qu'exercer la présidence de l'Union (ndlr: à partir du 1er juillet) nous conduirait à l'effacement". Selon lui, le Comité international olympique "porte de très lourdes responsabilités dans la situation actuelle". "Il n'est pas concevable que l'organisation des Jeux olympiques continue à être conduite comme elle l'est par le CIO. Il faut réformer celui-ci profondément, les nations du monde ont le droit de l'exiger", ajoute l'ancien chef de gouvernement. |
(D'après agence)
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