Claude Goasguen, député UMP de Paris © TF1-LCILui non plus ne mâche pas ses mots. Après l'épisode Kosciusko-Morizet, ‘punie' mercredi pour avoir tiré un peu trop fort sur son ministre de tutelle, Jean-Louis Borloo, et sur Jean-François Copé (lire notre article), Claude Goasguen, député UMP de Paris, s'en prend sans ménagement à l'exécutif et déplore que "la vie politique se résume à un face-à-face entre l'Elysée et l'opinion", dans un entretien au Journal du Dimanche. "Depuis l'élection présidentielle, la vie politique se résume à un face-à-face entre l'Elysée et l'opinion. Or, si cela a bien fonctionné quand le président caracolait dans les sondages, on voit aujourd'hui que ce n'est pas la bonne méthode", accuse-t-il.
A propos du cafouillage gouvernemental sur la carte famille nombreuse, il déclare que "si l'Assemblée avait été consultée sur les mesures d'économie, les députés auraient pu signaler que celle sur la carte famille nombreuse allait déclencher des controverses". "Le mieux aurait été d'en discuter avant", ajoute-t-il.
Les députés, pas des "simples bulletins"
Le député estime qu'un "profond malaise" perdure après l'incident Kosciusko-Morizet et la mise à l'écart des parlementaires lors du Grenelle de l'environnement et la remise du rapport Attali. Il prévoit de "nouveaux couacs", et prévient qu'il faut "faire de la pédagogie, et non balancer les mesures les unes après les autres comme un bombardement". "Les députés ne veulent plus être traités comme de simples bulletins de vote. De plus, beaucoup ont le sentiment que le volontarisme de Sarkozy s'étiole", ajoute-t-il.
"Les ministres ont acté que le Parlement n'avait plus de pouvoir. Ils assistent de moins en moins aux séances, ne répondent plus à nos questions, et vont chercher le satisfecit auprès du président. On ne les voit que lorsqu'ils arrivent avec des projets, en général assez mal ficelés, dont on a appris l'existence dans la presse. C'est insupportable", ajoute-t-il. "Le quinquennat a déséquilibré la Ve République. Il est urgent de réformer les institutions et de rétablir la souveraineté parlementaire", dit-il.
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