Grogne à l'UMP contre la réforme des institutions

le 30 avril 2008 à 15h19 , mis à jour le 30 avril 2008 à 15h28

Jean-François Copé affirme que le texte ne peut "pas être adopté en l'état" et doit faire l'objet d'une "contribution majeure du groupe UMP" sur des points "importants". "

TF1/LCI : Jean-François Copé invité du "Grand jury RTL-LCI-Le Figaro"Jean-François Copé invité du "Grand jury RTL-LCI-Le Figaro" © DR

De l'avis même de plusieurs participants, la réunion mercredi matin du groupe UMP sur la réforme institutionnelle a été "houleuse". La confirmation est venue peu après dans la bouche même de Jean-François Copé. "C'est une réforme qui pose beaucoup de sujets" d'interrogation au sein des députés UMP", a-t-il reconnu. Le projet de loi constitutionnelle, approuvé la semaine dernière en Conseil des ministres doit être examiné par les députés le 20 mai prochain.
 
"Il est clair que ce texte ne peut être adopté en l'état. Il doit faire l'objet d'une contribution majeure du groupe UMP. Il faut aller au fond des choses" sur des points "importants" avant l'examen du texte dans l'hémicycle, a souligné le patron des députés. Parmi les sujets sur lesquels les élus UMP veulent amender le texte, le député de Seine-et-Marne a cité l'évaluation et le contrôle de l'action du gouvernement par le Parlement et l'amélioration de la procédure législative. Par ailleurs, deux points majeurs, la très forte restriction du recours au 49-3 qui permet au gouvernement de faire adopter un texte sans vote et l'abandon de la voie exclusivement référendaire pour toute nouvelle adhésion à l'Union européenne, suscitent de vives critiques au sein du groupe UMP, a ajouté M. Copé.  
 
Des participants à la réunion ont aussi souligné qu'au sein du groupe UMP, certains étaient opposés à l'expression du président de la République devant les assemblées, introduite par le projet de loi. Interrogé par ailleurs sur la demande du patron des députés PS, Jean-Marc Ayrault, d'un report à l'automne de cette réforme, J.F Copé a, après le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement Roger Karoutchi un peu plus tôt, adressé une fin de non-recevoir. "Ce n'est pas en reportant au lendemain ce qu'on peut faire aujourd'hui qu'on règle le problème, compte tenu de tout ce qui a déjà été fait" pour la préparation de la réforme, a-t-il argué. J.F Copé s'est toutefois déclaré "content" que M. Ayrault ait "entendu (sa) proposition de travailler main dans la main sur ce texte et qu'il y réponde". "La porte n'est pas fermée, c'est un premier pas. Il serait dommage que là où ils peuvent faire des propositions constructives, ils donnent le sentiment aux Français de pas en faire en exigeant le report" du texte", a-t-il dit.
 

le 30 avril 2008 à 15:19
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Politique
  

2 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Babouche, le 30/04/2008 à 22h24

    Pas de réforme de la Constitution. Ils font tous la fine bouche, posent des oukases, des conditions inacceptables, et c'est en féfinitive, une fausse porte fenêtre ouverte à toutes les dérives et ça promettrait une Assemblée quelqu'elle soit, ingouvernable. Bayrou pose des verrous partout, les socialistes réclament que le Parlement soiit sous leur houlette finalement, zut, elles est bien comme çà, notre constitution et pour le coup, il faut faire un référendum, les français ont leur mot à dire.

  • Thierry, le 30/04/2008 à 20h31

    Moi trouve normal qu'un chef etat de son pays puisse prendre parole dans assemblees de son propre pays au lieu de critiquer a tout azimut ils auraient enfin occasion de dire en face leurs désaccords

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience