Jean-François Copé invité du "Grand jury RTL-LCI-Le Figaro" © DRDe l'avis même de plusieurs participants, la réunion mercredi matin du groupe UMP sur la réforme institutionnelle a été "houleuse". La confirmation est venue peu après dans la bouche même de Jean-François Copé. "C'est une réforme qui pose beaucoup de sujets" d'interrogation au sein des députés UMP", a-t-il reconnu. Le projet de loi constitutionnelle, approuvé la semaine dernière en Conseil des ministres doit être examiné par les députés le 20 mai prochain.
"Il est clair que ce texte ne peut être adopté en l'état. Il doit faire l'objet d'une contribution majeure du groupe UMP. Il faut aller au fond des choses" sur des points "importants" avant l'examen du texte dans l'hémicycle, a souligné le patron des députés. Parmi les sujets sur lesquels les élus UMP veulent amender le texte, le député de Seine-et-Marne a cité l'évaluation et le contrôle de l'action du gouvernement par le Parlement et l'amélioration de la procédure législative. Par ailleurs, deux points majeurs, la très forte restriction du recours au 49-3 qui permet au gouvernement de faire adopter un texte sans vote et l'abandon de la voie exclusivement référendaire pour toute nouvelle adhésion à l'Union européenne, suscitent de vives critiques au sein du groupe UMP, a ajouté M. Copé.
Des participants à la réunion ont aussi souligné qu'au sein du groupe UMP, certains étaient opposés à l'expression du président de la République devant les assemblées, introduite par le projet de loi. Interrogé par ailleurs sur la demande du patron des députés PS, Jean-Marc Ayrault, d'un report à l'automne de cette réforme, J.F Copé a, après le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement Roger Karoutchi un peu plus tôt, adressé une fin de non-recevoir. "Ce n'est pas en reportant au lendemain ce qu'on peut faire aujourd'hui qu'on règle le problème, compte tenu de tout ce qui a déjà été fait" pour la préparation de la réforme, a-t-il argué. J.F Copé s'est toutefois déclaré "content" que M. Ayrault ait "entendu (sa) proposition de travailler main dans la main sur ce texte et qu'il y réponde". "La porte n'est pas fermée, c'est un premier pas. Il serait dommage que là où ils peuvent faire des propositions constructives, ils donnent le sentiment aux Français de pas en faire en exigeant le report" du texte", a-t-il dit.
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