Christine Lagarde au Grand Jury le 27 avril 2008 © LCILes mea culpa s'enchaînent au sommet de l'Etat. Après Nicolas Sarkozy et François Fillon, Christine Lagarde, a reconnu dimanche ses torts, tout en accusant l'opposition. Invitée du Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI, elle a admis avoir "fait une erreur en essayant de répondre à la seule question qui intéresse le parti socialiste (...) et qui concerne le bouclier fiscal".
Le président de la République Nicolas Sarkozy avait estimé lui aussi jeudi lors de son interview télévisée, que la loi dite du "paquet fiscal" avait donné lieu à "une erreur de communication totale" de l'exécutif. Christine Lagarde a indiqué avoir voulu se "concentrer sur ce qui intéresse vraiment les Français: la rémunération des heures supplémentaires à des conditions améliorées, le crédit d'impôt sur les intérêts d'emprunt pour l'acquisition de la résidence principale et l'exonération des grosses successions". Cette loi s'appelle "travail, emploi, pouvoir d'achat" (TEPA), a-t-elle ajouté, précisant que ce n'était "ni un paquet, ni seulement fiscal".
Former les seniors
A propos de l'emploi des seniors, Christine Lagarde s'est félicitée "d'avoir réussi à convaincre (ses) collègues au sein du gouvernement qu'un système de quotas n'était pas un bon système". "Pour moi, c'est par le biais de la formation professionnelle en particulier qu'on va pouvoir régler cette question ", a-t-elle poursuivi, estimant qu'un chef d'entreprise qui investit "année après année dans des salariés qui ont plus de 45 ans", n'a "pas envie de les mettre sur le carreau" à 55 ans.
Elle a aussi affirmé que la loi de modernisation de l'économie (LME), qui sera présentée lundi en conseil des ministres, devrait permettre de "combattre les rentes et les abus de position dominante" pour faire baisser les prix. "Entre les contrats de coopération, les marges arrières, les prix à la revente, personne ne s'y retrouve (...) Aujourd'hui, ce qu'on veut faire, c'est rétablir la transparence et la négociabilité des conditions générales de vente". Interrogée sur le redéploiement de la prime pour l'emploi, qui fait polémique, elle a indiqué ne pas être encore en capacité de le mesurer.
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